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Voici les conditions à remplir pour se présenter au Sénat camerounais

Ce 22 février 2018 marque la date limite de dépôt des listes de candidature en vue des élections sénatoriales prévues le 25 mars prochain. Passé cette journée de Jeudi, il ne sera plus possible pour aucun parti politique de faire enregistre une liste.

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Ce 22 février 2018  marque la date limite de dépôt des listes de candidature en vue des élections sénatoriales prévues le 25 mars prochain. Passé cette journée de Jeudi, il ne sera plus possible pour aucun parti politique de faire enregistre une liste.

Si on se réfère aux textes qui régissent ces sénatoriales, il dit en l’article 215  alinéa 1  que l’élection des sénateurs a lieu au plus tard quarante jours (40 jours) avant l’expiration du mandat. La chambre haute est constituée de 100 sénateurs dont  70 sont élus  au suffrage universel  indirect sur la base régionale pour une durée de 5 ans et 30 sont nommés par un décret présidentiel. Pour se présenter à une élection sénatoriale, il faut être âgé de 40 ans révolus à la date du scrutin ou de la nomination, être de nationalité camerounaise et justifier d’une résidence sur le territoire national de la région concernée.

Il faut retenir que chaque parti politique prenant part à l’élection présente une liste complète de sept (07) candidats choisis parmi ses membres. Pour chaque siège, il est prévu un candidat titulaire et un suppléant. Le candidat titulaire et le suppléant se présentent en même temps devant le collège. Lesdites listes doivent tenir compte du genre et des composantes sociologiques dans la région. Une fois que le chef de l‘état a convoqué le corps le corps électoral, le   candidat doit déposer une déclaration de candidature en trois exemplaires revêtue de sa signature légalisée auprès de la direction générale des élections, avec copie du conseil constitutionnel, selon les dispositions de l’article 164 du code électoral. Pour ceux résidant en dehors de Yaoundé, les déclarations de candidature peuvent être déposées auprès des démembrements territoriaux d’Elections Cameroun.  Cette déclaration de candidature est constituée :

  • Un extrait d’acte de naissance datant de moins de trois(03) mois
  • Un certificat de nationalité
  • Un bulletin no 3 du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois
  • Une déclaration par laquelle le candidat titulaire ou suppléant certifie sur l’honneur qu’il n’est candidat que sur cette liste et qu’il ne se trouve dans aucun cas d’inéligibilité prévu par la loi
  • Un certificat d’imposition ou de non-imposition
  • Une attestation d’inscription sur une liste électorale
  • L’original de versement du cautionnement
  • Une attestation par laquelle le parti politique investit l’intéressé en qualité de candidat
  •  Le candidat titulaire et son suppléant doivent conjointement verser au trésor public un cautionnement fixé à un million (1 000 000) de FCFA comme le prévoit l’article 166.

L’article 218 en son alinéa 4 stipule que lorsqu’une liste a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, elle est proclamée élue et remporte la totalité des sept (07) siège mis en compétition.

 

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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Cameroun: ouverture du « grand dialogue national » sur la crise anglophone

Ce lundi 30 septembre s’ouvre le « grand dialogue national » au palais des congrès de Yaoundé au Cameroun. Ce « grand dialogue national »convoqué par le président camerounais Paul Biya pour tenter de mettre un terme au conflit séparatiste des régions anglophones, génère beaucoup d’espoir mais d’incertitude aussi.

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Photo@237actu.com

Un espoir pour le retour à la paix. Le Cameroun tente de mettre un terme au conflit qui secoue le pays depuis trois ans déjà. En effet, le  «  grand dialogue national » sur la crise anglophone convoqué par le président  camerounais Paul Biya s’ouvre lundi au  Palais des Congrès de Yaoundé. Ce dialogue présidé du 30 septembre au 4 octobre, par le Premier ministre Joseph Dion Ngute a pour ambition de mettre un terme à la crise qui sévit dans les deux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, où vit la grande partie de la minorité anglophone du Cameroun. Devant la presse dimanche 29 septembre 2019, le premier ministre a déclaré « Après avoir reçu des gens depuis deux semaines en préparation de ce  dialogue je ne peux qu’être optimiste, car je pense que 99% des Camerounais veulent la paix »

Le dialogue vise donc à résoudre le conflit meurtrier qui oppose les groupes armées indépendantistes et les forces de sécurité dans les régions anglophones du Nord-Oeust et du Sud-Ouest. Pour International Crisis Group (ICG) depuis le début de la crise en 2017, les exactions et crimes commis par les deux camps contre les civils, a entraîné la mort de plus de 3 000 personnes. C’est pour mettre fin à ce conflit que le président Paul Biya au pouvoir a convoqué mi-septembre un « grand dialogue national » à Yaoundé. L’international Crisis Group précise également que «  les séparatistes anglophones, qui dominent de vastes zones dans ces régions, n’y participeront pas,  tout comme les principaux leaders installés à l’étranger » Selon l’ONG, le dialogue, tel qu’envisagé, risque d’exacerber la frustration des anglophones, de creuser encore plus le fossé qui sépare les deux camps. Pour  rappel, Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme alors que d’autres réclament la partition du pays. Deux hypothèses que refuse Yaoundé.

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