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Violences à l’assemblée nationale du Cameroun : Patricia Tomaino Ndam Njoya s’explique

La député de l’UDC a fait la une des quotidiens et éditions de journaux après le jet de son chevalet sur un député du RDPC, parti au pouvoir.

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credit photo: Google

La député de l’UDC a fait la une des quotidiens et éditions de journaux après le jet de son chevalet sur un député du RDPC, parti au pouvoir.

Musèlement, privation de parole, tels sont les griefs que reproche Patricia Tomaino Ndam Njoya au Président de l’assemblée nationale lors de la plénière d’adoption du budget 2018.  La député de l’Union Démocratique du Cameroun déclare avoir levé la main pendant près d’une heure sans autorisation de prise de parole. Pour manifester son mécontentement, elle a lancé violemment son chevalet en direction de Cavayé Yeguié Djibril. L’objet a blessé accidentellement Richard Wallang, le député du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Elle voulait dit-elle profiter de  la plénière, seule opportunité des partis de l’opposition pour émettre un avis sur la loi des finances.

Pour nous, il aurait pu nous donner la parole. Et même si on n’aurait pas pu la prendre parce qu’il y avait du brouhaha, au moins on aurait compris qu’il nous reconnait en tant que participant et en tant que parti politique qui a son mot à dire. Mais le fait qu’il ait ignoré notre demande, nous avons balancé le chevalet par exaspération. Malheureusement, par accident, il est tombé sur le visage de l’un de nos compatriotes. Nous étions très désolés, nous lui avons présenté nos excuses et remercié Dieu que l’accident ne soit pas grave.

Patricia Tomaino Ndam Njoya, député UDC au cours de l’émission l’Arène du 17 Décembre 2017.

Lors d’un passage dans l’émission Géopolis sur la chaine de télévision Equinoxe la député du département du Noun s’est exprimée sur la question. Elle a laissé entendre que l’incident physique de Richard Wallang est minime à côté des frustrations psychologiques et morales que subissent les députés et tous les camerounais qui ne partagent pas les idéologies du parti au pouvoir.

J’ai eu deux réactions des députés RDPC. Certains sont venus me dire qu’ils comprenaient que nous soyons frustrés, mais que nous devons savoir qu’eux aussi se trouvent dans cet état de frustration. J’ai tenu à leur relever qu’ils étaient ceux qui ont applaudi dans leur grande majorité. Je leur ai dit que je ne pouvais pas comprendre qu’ils ne soient pas d’accord par rapport à une situation et qu’ils applaudissent.

Patricia Tomaino Ndam Njoya.

Par contre, pour les députés qui  ont affiché une violence verbale à l’endroit de Patricia Tomaino Ndam Njoya, elle n’est pas allée du dos de la cuillère pour exprimer sa colère envers ces parlementaires.

Je leur dis certes, ils obtiendront peut-être cette deuxième rallonge de 20 ans. Nous sommes à la veille des échéances électorales et, jusqu’ici, la Constitution et le Code électoral n’ont pas été révisés. Comment vont-ils les obtenir ? Que vont-ils en faire sinon que de continuer dans l’optique des 35 ans qu’ils ont déjà eus pour que le Cameroun se retrouve au niveau où l’on est. Tout ce que je peux dire est que Dieu ait pitié de leurs âmes de pêcheurs, de tricheurs, de méchants.

Patricia Tomaino Ndam Njoya.

Il faut dire que Patricia Ndam Njoya est connue pour ses pics de colère. Elle s’est emportée sur un plateau télé au cours de l’émission Sans tabou sur vision 4 lorsqu’un élu du RDPC avait qualifié l’UDC de parti familial, faisant allusion au fait que son époux maire de Foumban et elle sont originaires du même département.

Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya s’est engagée en politique dans les débuts des années 90, elle a participé à des marches de l’opposition pour un retour au multipartisme. Elle rejoint ensuite  l’UDC en 1991. Patricia Ndam Njoya  est élue député  à l’assemblée nationale pour le Noun au terme des élections législatives de 2007. Elle occupe depuis le début de la législature en cours, le poste de secrétaire  dans la commission des lois constitutionnelles, des droits de l’homme et des libertés, de la justice, de la législation et du règlement, de l’administration  à l’assemblée nationale.

 

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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