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Politique

Qui sont les signataires de la Plateforme pour la Nouvelle République

Il y a quelques jours certains leaders de politiques ont décidé de soutenir la candidature de l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun à la présidentielle de 2018.

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Cameroon Today; https://cameroontoday.info
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Il y a quelques jours certains leaders de politiques ont décidé de soutenir la candidature de l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun à la présidentielle de 2018.

Ils sont six leaders à avoir accepté de se mettre aux côtés d’Akere Muna pour la présidentielle de 2018. Hommes et femmes politiques qui ont décidé de s’unir pour renverser le régime en place. Parmi ces leaders, il y’a Bernard Muna, le frère ainé de Me Akere Muna. Fondateur du puissant cabinet Muna&Muna, cet avocat de formation s’illustre comme étant le membre le plus controversé du clan Muna. Arrivé dans la politique en 1990,  Bernard intègre le Social Democratic Front et devient le directeur de campagne de John Fru Ndi lors de la présidentielle  de 1992.  Il quitte le parti en 2001 lorsque sa candidature pour la présidence du SDF est rejetée. Bernard Muna, humilié par ses anciens camarades de parti décide de rejoindre l’Alliance des forces progressistes. Une formation politique  qu’il met sur pied avec un autre membre déchu du Social Democratic Front, un certain Saïdou Maïdadi Yaya. Il prend la tête de l’AFP et se présente au scrutin présidentiel de 2011. L’homme politique a fait parler de lui  l’an dernier en qualifiant les troubles qui secouent les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest de génocide. Il était également le porte-parole des avocats des leaders anglophones détenus à la prison centrale de Kondengui.

Un autre transfuge du SDF était également signataire de cette plateforme. Il s’agit d’Alice Sadio  ancienne membre du  parti  de John Fru Ndi.  La dissidente a rejoint l’Alliance des Forces Progressistes de Bernard Muna en tant que secrétaire adjointe chargée de la communication. Elle est portée à la tête de l’alliance des forces progressistes en 2015 lors du 3e congrès électif de l’AFP qui s’est tenu à Yaoundé.  Alice Sadio devient la toute première femme politique à occuper cette fonction au sein dudit parti. A 41 ans, elle a été récemment nommée secrétaire général de la plateforme pour la nouvelle République, une nomination qui sonne comme une récompense pour les années de loyauté à Bernard Muna.

On ne peut évoquer cette plateforme sans parler de Jacques Maboula, maire de Yabassi 1er. Ce magistrat municipal en est le président et depuis quelques jours, il est en disgrâce avec son leader  Olivier Bilé  de l’union pour la fraternité et la  prospérité (UFP) à cause de son ralliement à Me Akere Muna. Le président national de l’UFP l’accuse de trahison et de félonie politique. Le maire de Yabassi 1er est un transfuge du Rassemblement Démocratique du  Peuple Camerounais. En 2007, il est candidat aux élections municipales sous la bannière du parti du pouvoir. A la grande surprise, il se représente  en 2013 cette fois contre le RDPC et l’emporte dans sa localité avec une différence de 13%.

Ernest Pekeuho Tchoffo du Bloc pour la Construction de l’Indépendance Economique du Cameroun (BRIC) est un homme politique qui n’a pas beaucoup animé la scène politique ces derniers jours. On se souvient de lui comme étant le président national du parti qui a investi Esther Dang, ex DG de la SNI à l’élection présidentielle de 2011. Lors de son discours de fin d’année, Ernest Pekeuho a affirmé que son parti travaillera de façon consensuelle pour améliorer le système électorale au Cameroun.  On n’oubliera de mentionner Teghe Hott, Vice-président de l’Union des Populations du Cameroun qui a vu son parti se désolidariser de son action. Selon certaines sources, les membres de l’UPC ont fait savoir que Teghe Hott s’était rendu à cette réunion à titre personnel.

 

 

 

 

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Politique

Affaire Patrice Nganang : Ce qu’en pensent les hommes politiques

L’écrivain a été libéré et extradé aux Etats unis, une décision qui marque la fin de cette affaire qui a secoué la scène socio-politique depuis le début du mois de décembre. Un scénario qui a surpris plus d’une personne dans la sphère politique camerounaise.

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L’écrivain a été libéré et extradé aux Etats unis, une décision qui marque la fin de cette affaire qui a secoué la scène socio-politique depuis le début du mois de décembre. Un scénario qui a surpris plus d’une personne dans la sphère politique camerounaise. 

La fin de l’affaire Patrice Nganang suscite des questionnements au sein de la classe politique. Alors que son procès avait été renvoyé au 19 janvier 2018, l’activiste américain d’origine camerounaise est sorti de prison à la demande du chef de l’état. Ce qui laisse entrevoir pour certains des pressions sur les autorités camerounaises venant de la communauté internationale.

En matière de droit lorsqu’on renvoie un dossier à une date précise, cette affaire doit être rappelée à cette date. Mais maintenant, on constate que la date annoncée par le juge a été abrégée.  Certainement que les autorités ont reçu des pressions, étant donné que Nganang est un ressortissant américain, il y a eu des pressions sur les autorités camerounaises parce que la détention de Mr Nganang était une détention illégale,  fondé sur des faits qui ne sont pas avérés. Je pense que c’est le résultat de la pression.

Maitre Désirée Sikati, avocat au barreau du Cameroun.

Par ailleurs l’avocat pense que la détention de Patrice Nganang ne cadrait pas avec les normes juridiques. L’intéressé peut désormais porter plainte à l’Etat du Cameroun selon le CPP.

C’est une détention arbitraire, on l’a détenu  arbitrairement et  par la suite il y a pas eu de jugement de condamnation contre lui, l’affaire n’a même pas été débattu. Cela veut dire que monsieur Nganang est en droit de saisir les instances internationales en matière de droits l’homme pour demander à être indemnisé.

D’après le Cameroon People Parti (CPP), nous assistions à une affaire qui n’avait rien de juridique, elle etait tout simplement politique.

La seule chose que nous pouvons dire c’est que nous étions dans une affaire purement politique, il n y avait rien de judiciaire, la justice était juste instrumentalisée. Nous avons constaté que l’arrêt des poursuites ordonné par le ministre de la justice démontre que nous sommes dans une affaire politique. C’est malheureux pour le Cameroun. Dans cette affaire, c’est l’image du Cameroun qui est détruite au niveau international.

Thierry Njifen, secrétaire national chargés des questions juridiques du CPP.

Pour le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale, la pression et la mobilisation des camerounais face à cette injustice subit par un compatriote, s’est présentée comme un rouleau compresseur pour les autorités camerounaises qui n’avaient plus vraiment de choix

Connaissant comment fonctionne la justice camerounaise, il est évident qu’il y a eu de grosses pressions qui se sont manifestées. Il ne faut pas aussi négliger la mobilisation des réseaux sociaux, et toutes les autres mobilisations mises sur pied  pour la libération de Patrice Nganang dont on estimait qu’il ne servait à rien qu’il se retrouve dans ces conditions. De ce fait, nous sommes convaincus effectivement que, quand nous sommes tenaces dans la lutte qu’on mène, il est évident que le bourreau manifeste de la crainte.  Parce que dans cette affaire, patrice Nganang  sort tout grandi. Il a remporté son combat, ce qui nous donne le courage de continuer à lutter.  

René Bakota, secrétaire général des relations publiques du PURS.

En attendant la réaction du principal concerné, on peut dire sans l’ombre d’un doute que l’affaire est loin d’être terminée.

 

 

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Politique

PRESIDENTIELLE 2018: OPINION : LES DESSOUS D’UNE MACHINATION

Pourquoi a-t-il fait cela? , c’est le questionnement dans lequel se sont retrouvés les militants, sympathisants et admirateurs de Serge Espoir MATOMBA, l’un des candidats à l’élection présidentielle.

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A la veille de l’élection présidentielle  (samedi le 06 octobre) du 07 octobre dernier, une seule question était à l’ordre du jour : Pourquoi a-t-il fait cela? , c’est le questionnement  dans lequel se sont retrouvés les militants, sympathisants et admirateurs de Serge Espoir Matomba, l’un des candidats à l’élection présidentielle.

Pourquoi une telle interrogation généralisée?

Pourquoi un recul soudain de la popularité de l’homme qui était pourtant bien parti pour être le principal challengeur du pouvoir en place ?

 » Serge a le meilleur projet politique de tous les candidats « , déclarait encore une grosse pointure de la politique de notre pays en ce temps.

Tout commence par la diffusion sur les antennes d’une chaîne de télévision privée au Cameroun d’une nouvelle relayée sur les antennes de la radio et télévision nationale: une coalition, de Matomba avec le RDPC principal responsable des souffrances actuelles dans le pays… Puis d’une diffusion intense et mensongère sur les réseaux sociaux d’une autre prétendue coalition du PURS au MRC et son candidat Maurice Kamto.

 

C’EST QUOI LA VÉRITÉ ?

La vérité c’est que le PURS qui est convaincu de ce qu’une victoire de l’opposition est possible autour d’une véritable union des forces a entrepris des discussions depuis 2017 avec plusieurs formations politiques au Cameroun, discussion qui se sont intensifiées lors de la période pré-électorale, des tractations de mutualisation ont été mises en œuvre par plusieurs partis en vue de mettre ensemble les forces politiques pour affronter les élections présidentielles, municipales et législatives. Le PURS sous la conduite de son Premier Secrétaire Serge Matomba avait d’ailleurs lancé l’opération 300 Maires et 100 députés en Juillet 2017 (opération qui est désormais l’actualité politique du moment après la présidentielle).

C’est donc dans ce cadre qu’il a entrepris des rencontres avec :

– Cabral Libii (Avril 2017),

– Bernard Njonga (Mai 2017),

– Hilaire Kamga (Juin 2017),

– Prince Ekosso (Juin 2017),

– Akeré Muna (Novembre 2017),

– Olivier Bile (Avril 2018) et

– Maurice Kamto (Avril 2018).

 

Toutes ces rencontres devaient aboutir à un accord visant à mettre ensemble les forces de chaque acteur en vue d’ébranler la puissante et frauduleuse machine du parti au pouvoir. Mais jusqu’à la veille des élections, aucun accord n’avait été signé entre les différentes parties et c’est justement le 06 Octobre qu’a eu lieu la rencontre fatidique entre Serge Espoir Matomba et le candidat du MRC.

06 Octobre donc, une chaîne annonce le ralliement du Candidat Matomba à Paul Biya. L’information est reprise au journal de 13H de la radio nationale et plus tard sur la chaîne de télévision publique. On aurait dit que la CRTV média public, était en mission commandée.

Toujours le 06 Octobre, la rencontre entre Matomba et le candidat du MRC a lieu à 12H35 à Yaoundé. Il faut dire qu’au vu de l’évolution du dossier, le ralliement était acquis puisque l’Etat-major du candidat Matomba avait cessé ses activités pendant 48H pour sceller l’alliance. Mais quelques minutes après l’accord de principe entre les deux hommes, des photos faisant état d’acte de corruption commencent à circuler sur la toile. Sur l’une des photos, on voit Maurice Kamto remettre  frauduleusement une énorme somme d’argent à un individu en chemise blanche et pantalon sombre, mode vestimentaire de  Serge Espoir Matomba durant la campagne. Ces photos outils de manipulation sont venues déstabiliser l’accord de principe préalablement établi sur la coalition. Le MRC si prompt à réagir en pareille circonstance laissera la rumeur se répandre, et le communiqué officiel démentant cette pseudo affaire de corruption, communiqué attendu par les partisans de Matomba n’arrivera jamais. Au contraire, les partisans de Maurice Kamto se saisiront de cette perche pour montrer que Matomba a été acheté.

A rappeler que quelques jours avant la rencontre entre les candidats Matomba et Kamto, les activistes du MRC avaient entamé une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, annonçant l’annulation de la candidature de Serge Espoir Matomba au profit de celle du candidat du MRC. Une stratégie qui visait selon des sources internes au parti de la renaissance à forcer la main au jeune et prolifique Espoir Matomba.

Pourquoi une communication mensongère à 24h d’une élection ?

Pourquoi avoir programmé une autre rencontre sur le même point de rendez-vous que celui censé abriter la ratification d’un un aussi gros contrat que celui de la coalition ? Ou alors même pourquoi avoir choisi le même style vestimentaire reconnu à un des candidats ?

A qui profite un tel sabotage et cette  manipulation ?

Les réponses à ces questions ne sont plus inconnues.

Après le montant de 500 000 000 de francs CFA évoqué pour justifier la prétendue allégeance du PURS au bourreau de la nation par le truchement du Directeur du Cabinet Civil de la Présidence, c’est désormais un autre chiffre de 56 000 000 franc cfa concocté dans les officines bien connues du MRC qui est en circulation pour salir Matomba.

Il semble que l’élève a retenu la leçon du maitre : diviser pour régner!

 

Hervé Isaac TCHOKOTHE

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Politique

Cameroun : Prestation de serment mal accueillie par le MRC

Le président de la République Paul Biya dans son discours d’investiture du 6 novembre 2018, invite les séparatistes anglophones à déposer les armes. Une sortie qui ne convainc pas le MRC, qui continue de revendiquer la victoire de cette élection

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Photo:fr.africanew.com

Conformément à la constitution du Cameroun, le président de la République S.E Paul Biya a prêté serment  au palais de l’assemblée nationale le mardi 6 novembre 2018. Dans son discours, le chef de l’Etat a souligné que son action au service du peuple camerounais au cours de ce septennat qui s’ouvre, sera guidée par deux principes majeurs dont une fidélité absolue aux institutions de la république et un engagement  personnel irrévocable à se conformer aux obligations définies par la loi fondamentale. Une fois inverti, le président de la république, s’est évertué à expliquer aux populations des régions anglophones que leur place, se trouve à la communauté nationale et pour répondre à leurs frustrations, il  promet une grande autonomisation des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest Cameroun. Le président Paul Biya a par ailleurs lancé l’appel aux séparatistes anglophones de déposer les armes.

Dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest, des forces négatives ont cru pouvoir profiter des revendications d’ordre corporatiste pour essayer de mettre en œuvre un projet de sécession il s’en est suivi une succession d’actes de violences terroristes auxquels, le gouvernement a répondu en prenant des mesures nécessaires pour préserver l’ordre public ainsi que la sécurité des citoyens et de leurs biens » S.E Paul Biya, président de la République du Cameroun.

Pour son premier discours du premier septennat, le président de la République a également annoncé l’accélération du processus de décentralisation « un bon nombre de réponse à ces préoccupations et a  ces aspirations sera apporté dans le cadre de l’accélération du processus de  décentralisation en cours dans les meilleurs délais possibles ; des mesures seront prises pour élargir le champ de compétence des collectivités territoriales afin de leurs donner les moyens d’une plus grande autonomie » des déclarations qui ont suscitées des  acclamations de ses partisans enthousiastes et optimistes quand à l’avenir du Cameroun. Cependant, au Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), la sortie du Président Paul Biya ne convainc pas. Ici, l’on pense  que c’est un discours redondant qui ne s’ouvre sur aucune perspective réelle car ce  sont les mêmes promesses jamais réalisées.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux le vendredi premier novembre 2018, le candidat Maurice Kamto arrivé derrière Paul Biya au scrutin présidentiel avec 14,23% des voix, assure que l’élection a été marquée par des fraudes en dépit des quels « le conseil constitutionnel a décidé de proclamer Paul Biya vainqueur sur la base de document fabriqués pour la circonstance par les officines du pouvoir et en totale contradiction avec la vérité des urnes » L’avocat camerounais invite ce dernier à « prendre ses responsabilités pour que la volonté du peuple camerounais souverain soit restituée conformément à la volonté des urnes » et propose à cet effet « la mise en place d’une commission internationale indépendante, acceptés par les partis qui seront chargés du recomptage des votes bureau de vote par bureau de vote » « je m’engage solennellement à respecter les conclusions de cette instance même si elle me sont défavorables » a-t-il affirmé.

« Nous n’accepterons jamais les résultats proclamés par un conseil constitutionnel partiel qui a décidé d’ignorer les faits, la justice et la démocratie » a affirmé le politicien Maurice Kamto qui entend néanmoins faire triompher la vérité par des moyens pacifiques. Le président du mouvement pour la renaissance du Cameroun avait lui déclaré sa victoire dès le lendemain du scrutin, le 8 octobre.

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