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Qui sont les membres du premier conseil constitutionnel ?

Les membres du premier conseil constitutionnel camerounais ont été installés ce mardi 06 mars au palais des congrès de Yaoundé. Nommés le 07 février dernier par décret présidentiel, ces hauts commis de l’état sont pour la plupart des anciens ministres, des magistrats hors échelle ou des enseignants d’université.

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credit photo: Google

Les membres du premier conseil constitutionnel camerounais ont été installés ce mardi 06 mars au palais des congrès de Yaoundé.  Nommés le 07 février dernier par décret présidentiel, ces hauts commis de l’état sont pour la plupart des anciens ministres, des magistrats hors échelle ou des enseignants d’université.

LES ANCIENS MINISTRES

Sur les 11 personnalités qui siègeront au conseil constitutionnel du Cameroun, on retrouve 5 anciens ministres parmi lesquels

  • Emmanuel Bonde: Il a passé près d’une quarantaine d’années dans le gouvernement camerounais. Emmanuel Bondé a été tour à tour ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, ministre de l’industrie, des mines et du développement technologique. Avant de faire son entrée dans le gouvernement en 2006, il a officié pendant neuf ans comme secrétaire d’état chargé des routes auprès du ministère des travaux publics.
  • Joseph-Marie Bipoun Woum: ancien ministre de la culture puis de la jeunesse et des sports, Joseph Marie Bipoun Woum est professeur de droit et ancien doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques à l’université de Yaoundé II. Il a été nommé au mois janvier dernier président de la chambre de conciliation d’arbitrage du comité national olympique et sportif.
  • Lekéné Donfack: formé à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), ce professeur de droit constitutionnel a été  ministre de l’urbanisme et de l’habitat  entre 2002 et 2004. Il a occupé la fonction de conseiller technique, chef de la division des affaires organiques au secrétariat de la présidence de la République. Le digne fils de la Menoua est élu député de la circonscription administrative entre 2007 et 2013.
  • Jean Baptiste Baskouda: Inspecteur du travail à sa sortie de l’Enam, Jean Baptiste Baskouda est nommé à la tête du  ministère des mines et ministre de l’environnement et des forets. Il dépose également ses valises au secrétariat d’état à l’administration territoriale chargé de l’administration pénitentiaire en 1985 avant de devenir directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la république puis conseiller technique en charge des affaires organiques. Avant sa nomination au conseil constitutionnel, Jean Baptiste Baskouda était sénateur.
  • Jean Foumane Akame : Magistrat hors échelle, cet ancien ministre de l’administration territoriale était le conseiller juridique de Paul Biya. Dans le début des années 80, il a été secrétaire général du ministère de la justice et peu de temps avant conseiller et président de la chambre administrative de la cour fédérale de justice.

 LES MAGISTRATS

Dans ce conseil on retrouve des magistrats de renom comme

  • Florence Rita Arrey: Elle est l’unique femme qui a été nommé dans ce conseil constitutionnel. Originaire de la région du Sud-Ouest, la directrice des professions judiciaire du ministère de la justice est un magistrat qu’on ne présente plus. Florence Rita, 70 ans, est la première femme à être nommée procureur du tribunal de première instance et de la cour d’appel au Cameroun. En 2012, elle a été élue vice –présidente du tribunal pénal international des nations unies pour le Rwanda.
  • Clément Atangana : le numéro du premier conseil constitutionnel est un pur produit de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Avant de faire valoir ses droits à la retraite, il a été président de la chambre administrative de la cour suprême. On rappelle aussi qu’il a été entre autres directeur adjoint des affaires judiciaires et du sceau au ministère de la justice
  • Emile Essombe : Comme sa consœur Florence Rita, Emile Essombe a roulé sa bosse dans le paysage judiciaire camerounais. Il était procureur général près de la cour d’appel du Sud-Ouest jusqu’au soir du 07 février dernier date à laquelle ont été lus les décrets portant nomination des membres du conseil constitutionnel.

 LES ADMINISTRATEURS CIVILS

  • Bah Oumarou Sanda : Diplômé de l’école nationale d’administration et de la magistrature Bah Oumarou Sanda occupait les fonctions d’ambassadeur du Cameroun au Tchad depuis 2012.
  • Amadou Tidjan : Il a officié pendant douze ans comme gouverneur. Il a été affecté dans les régions de l’extrême Nord, l’Ouest et autres. Cet administrateur civil principal prend sa retraite en 2010 et revient aux affaires huit ans plus tard.
  • Paul Nkui: Anthropologue

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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