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Politique

Présidentielle et crise sécuritaire: Le scrutin du 07 octobre sera-t-il valable ?

Le Cameroun fait face à un contexte politique difficile. D’ une part le groupe jihadiste Boko Haram sévit toujours dans l’extrême nord du pays et d’autre part, la crise dans les régions anglophones. Des conflits armés susceptibles de perturber le scrutin présidentiel du 07 octobre prochain. Tout porte à croire que c’est dans un contexte d’insécurité, que les camerounais iront voter.

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Le Cameroun fait face à un contexte politique difficile. D’ une part le groupe jihadiste Boko Haram sévit toujours dans l’extrême nord du pays et d’autre part, la crise dans les régions anglophones. Des conflits armés susceptibles de perturber le scrutin présidentiel du 07 octobre prochain. Tout porte à croire que c’est dans un contexte d’insécurité, que les camerounais iront voter

Depuis fin 2017, la sécurité dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-ouest et le Sud-Ouest, s’est considérablement dégradée. Les combats y sont devenus quotidien entre les forces de sécurité et des séparatistes armés réclamant la création d’un Etat anglophone indépendant. Les affrontements armés entre les terroristes et les forces de défenses et de sécurité sont fréquent. L’on assiste à d’énormes dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Devant de telles affres, les populations retrouvent difficilement leurs esprits. Ce conflit armé de plus en plus sanglant en zone anglophone et celui contre le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord du pays, risquent de perturber le scrutin présidentiel prévu le 7 octobre 2018.

Nous pensons que ce qui va se passer pour l’élection présidentielle du 07 octobre prochain, ce sera un cas d’école qu’il faudra mettre dans les études universitaires. Qu’un pays en guerre réussit à organiser une élection présidentielle ce serait vraiment un cas d’école. La situation qui prévaut au Nord-Ouest et au Sud-Ouest au Cameroun, sera donc un cas d’école qu’il faudra apprendre dans les grandes universités, si jamais cette élection réussie à se tenir et qu’on la valide.

Dr Alain Fogué, politologue.

L’élection présidentielle se tiendra au Cameroun alors que le pays vit toujours une crise sécuritaire dans les zones anglophones et dans les régions attaquées par la secte islamiste Boko Haram. Selon la radio d’Etat CRTV, la nuit de Samedi  à Dimanche 29 juillet 2018, au moins 160 prisonniers se sont évadés après l’attaque de la prison de Ndop, une localité du département du Ngo-ketundja région du Nord-ouest. Des hommes armés non identifiés et présentés comme des séparatistes y ont mis le feu et plusieurs détenus ont pris la poudre d’escampette. Pourtant, en temps de crise, la priorité d’un gouvernement responsable devrait être la résolution de différents conflits qui détruisent des familles. Ainsi, organiser des élections transparentes dans un contexte ou la sécurité des citoyens dans les zones de conflit ne pourrait être assurée convenablement, serait écarter une partie de la population du jeu électoral.

Le problème c’est que nous sommes dans un contexte de guerre civile dans ces parties du Cameroun. Les séparatistes frappent partout au Sud-Ouest, Nord-Ouest partout et la question fondamentale est- ce que les élections pacifique, peuvent se tenir dans une zone de guerre ? C’est toute la zone anglophone qui est en danger et je ne suis pas sûr que les gens seraient prêts à révoquer même si on leur parle d’accalmie. Je ne suis pas sûr qu’ils prendraient le risque d’aller voter donc,  la question qui va se poser es ce qu’on va quand même valider les élections  qui ne seront valables que pour huit régions sur dix ?

Celestin Djamen, Cadre SDF (Social democratic front).

Le 07 octobre prochain les camerounais  iront aux urnes à l’effet d’élire leur président de la république. Les populations qui vivent dans les zones de conflits seront-ils de ceux qui auront le droit dans l’isoloir de décider de qui dirigera le Cameroun en tant que président de la république pendant les 07 prochaines années ?

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Politique

LEGISLATIVES. Paul Biya demande la prorogation du mandat des députés

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LEGISLATIVES. Paul Biya demande la prorogation du mandat des députés

Une tradition commence la première fois ! Le président de la République souhaite à nouveau rallonger le mandat des députés.

Le Chef de l’Etat a saisi, le lundi 17 juin, le Président de l’Assemblée Nationale, Cavaye Yegue Djibril, pour une nouvelle période de déroulement des élections des députés. Il demande aux présidents des deux chambres de réunir leur Bureau respectif en vue d’entamer des discussions sur une prorogation de deux mois du mandat de ses membres. A l’issue de cette consultation, il fera tenir le projet de loi prolongeant à nouveau le mandat des députés, aujourd’hui d’un an.

Il fonde sa démarche sur la base de l’article 15 alinéa 4 de la Constitution qui dispose qu’en cas de crise, l’Assemblée Nationale intervient dans la prorogation du mandat des députés.

Pour le résident d’Etoudi, ce nouveau délai est indispensable pour le bon déroulement de « la session parlementaire ordinaire du mois de novembre, traditionnellement consacrée à l’examen de la loi des finances » d’une part et d’autre part, à l’harmonisation des délais nécessaires à la tenue d’un double scrutin législatif et municipal.

« Même si ça devient une habitude, nous ne devons pas oublier que le pays est déjà dans une situation très instable. » a réagi le Premier Secrétaire du PURS, Serge Espoir Matomba. Selon lui, l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) et la reprise des incursions de Boko Haram dans la partie septentrionale du pays ne favorisent pas l’implantation des bureaux de vote dans les différentes circonscriptions de ces localités. Par conséquent, elles ne permettent pas aux citoyens des régions concernées de choisir leurs candidats; ce qui les priverait d’une réelle représentativité au sein de l’Institution. « Chacun devrait aussi voter dans sa localité. Mais le plus urgent reste le dialogue de sortie de crise. C’est fort de cet argumentaire que nous préconisons le dialogue comme préalable à la sortie d’une crise qui, aussi longtemps qu’elle durera, privera progressivement les citoyens de leur droit, tout en portant une grave atteinte au processus démocratique du pays. » a-t-il poursuivi.

Cette prorogation du mandat que sollicite le Président de la République, intervient effectivement dans un contexte déjà assez tendu que sont venus exacerber les résultats de la présidentielle d’octobre 2018.

 

 

 

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LE PURS MUTUALISE AVEC LES SYNDICALISTES

C’était au cours d’une réunion stratégique avec les leaders syndicaux d’ENTENTE et de la FECASE à Yaoundé.

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Le Peuple Uni pour la Rénovation Sociale a juste poursuivi une action engagée il y a déjà plusieurs années, en vue d’impliquer tous les corps sociaux dans la scène politique et les voir participer au développement du Cameroun.  Selon Serge Espoir Matomba le Premier Secrétaire du PURS « Le Cameroun est l’un des rares pays au monde où les mouvements syndicaux se sont détachés de la scène politique »,  toute chose qui est à décrier, raison pour laquelle « Le PURS, parti social-démocrate préconise une organisation sociale plus juste », d’où l’urgence de l’implication des travailleurs dans le processus de prise de décisions.

La confédération ENTENTE et la Fédération Camerounaise des Syndicats de l’Education (FECASE) pensent qu’il est urgent de créer un « véritable force alternative pour impulser une société de justice sociale et d’équité ». C’est en cela que les syndicalistes doivent rester libres dans leur déploiement visant à défendre les droits des travailleurs.

Les réflexions entre le PURS et les syndicats visent à sceller une alliance pour participer de façon efficace au développement du Cameroun, et tout cela commence par la Campagne 300 maires et 100 députés qu’avait lancé le Peuple Uni pour le Rénovation Sociale en 2017.

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SOUVENEZ-VOUS DU 21 OCTOBRE 2017

Une marche solidaire pour les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest avait été organisée par Jean Michel Nintcheu, grand absent à la manifestation.

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Durant toute la journée de ce samedi 21 Octobre 2017, l’instigateur de la marche n’avait été aperçu nulle part, arguant tantôt qu’il est sous surveillance policière à Akwa ou encore au quartier Ndogpassi son lieu de résidence. Mais à la surprise générale, il sera regardé et écouté à la télévision à la fin de la journée.

Sur le lieu de la manifestation grandement militarisé, difficile de se mouvoir en toute quiétude. Les forces de sécurité ayant déployé l’artillerie lourde dans le but d’intimider les populations qui auraient la subversive idée de former une masse visant à passer un message.  Ainsi, les groupes de plus de quatre personnes étaient systématiquement disloqués.

Les seuls leaders qui ont bravé les peurs : Serge Espoir Matomba et Kah Walla.

Serge Espoir Matomba a été rencontré au stade omnisport de Douala, site de la marche. Le Premier Secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale a passé une partie de la journée en compagnie des journalistes, quelques membres de son parti et des citoyens venus s’enquérir de la situation. Au bout de quelques temps, Matomba et son équipe ont été priés de quitter les lieux.

Serge Espoir Matomba interviewé par la presse en 2017

De son côté, Kah Walla affirmait être également sous surveillance policière dans la matinée du Samedi 21 Octobre 2017. Mais dans l’après-midi, elle a fait une sortie inattendue vers le marché New Deido, même si c’était hors du champ initial du lieu de la manifestation.

 

Kah Walla et stand up Cameroun

Ce 21 Octobre 2018, un an après la marche de solidarité en faveur des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, une autre manifestation est organisée, presque sur le même schéma.

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