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PRESIDENTIELLE 2018: OPINION : LES DESSOUS D’UNE MACHINATION

Pourquoi a-t-il fait cela? , c’est le questionnement dans lequel se sont retrouvés les militants, sympathisants et admirateurs de Serge Espoir MATOMBA, l’un des candidats à l’élection présidentielle.

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A la veille de l’élection présidentielle  (samedi le 06 octobre) du 07 octobre dernier, une seule question était à l’ordre du jour : Pourquoi a-t-il fait cela? , c’est le questionnement  dans lequel se sont retrouvés les militants, sympathisants et admirateurs de Serge Espoir Matomba, l’un des candidats à l’élection présidentielle.

Pourquoi une telle interrogation généralisée?

Pourquoi un recul soudain de la popularité de l’homme qui était pourtant bien parti pour être le principal challengeur du pouvoir en place ?

 » Serge a le meilleur projet politique de tous les candidats « , déclarait encore une grosse pointure de la politique de notre pays en ce temps.

Tout commence par la diffusion sur les antennes d’une chaîne de télévision privée au Cameroun d’une nouvelle relayée sur les antennes de la radio et télévision nationale: une coalition, de Matomba avec le RDPC principal responsable des souffrances actuelles dans le pays… Puis d’une diffusion intense et mensongère sur les réseaux sociaux d’une autre prétendue coalition du PURS au MRC et son candidat Maurice Kamto.

 

C’EST QUOI LA VÉRITÉ ?

La vérité c’est que le PURS qui est convaincu de ce qu’une victoire de l’opposition est possible autour d’une véritable union des forces a entrepris des discussions depuis 2017 avec plusieurs formations politiques au Cameroun, discussion qui se sont intensifiées lors de la période pré-électorale, des tractations de mutualisation ont été mises en œuvre par plusieurs partis en vue de mettre ensemble les forces politiques pour affronter les élections présidentielles, municipales et législatives. Le PURS sous la conduite de son Premier Secrétaire Serge Matomba avait d’ailleurs lancé l’opération 300 Maires et 100 députés en Juillet 2017 (opération qui est désormais l’actualité politique du moment après la présidentielle).

C’est donc dans ce cadre qu’il a entrepris des rencontres avec :

– Cabral Libii (Avril 2017),

– Bernard Njonga (Mai 2017),

– Hilaire Kamga (Juin 2017),

– Prince Ekosso (Juin 2017),

– Akeré Muna (Novembre 2017),

– Olivier Bile (Avril 2018) et

– Maurice Kamto (Avril 2018).

 

Toutes ces rencontres devaient aboutir à un accord visant à mettre ensemble les forces de chaque acteur en vue d’ébranler la puissante et frauduleuse machine du parti au pouvoir. Mais jusqu’à la veille des élections, aucun accord n’avait été signé entre les différentes parties et c’est justement le 06 Octobre qu’a eu lieu la rencontre fatidique entre Serge Espoir Matomba et le candidat du MRC.

06 Octobre donc, une chaîne annonce le ralliement du Candidat Matomba à Paul Biya. L’information est reprise au journal de 13H de la radio nationale et plus tard sur la chaîne de télévision publique. On aurait dit que la CRTV média public, était en mission commandée.

Toujours le 06 Octobre, la rencontre entre Matomba et le candidat du MRC a lieu à 12H35 à Yaoundé. Il faut dire qu’au vu de l’évolution du dossier, le ralliement était acquis puisque l’Etat-major du candidat Matomba avait cessé ses activités pendant 48H pour sceller l’alliance. Mais quelques minutes après l’accord de principe entre les deux hommes, des photos faisant état d’acte de corruption commencent à circuler sur la toile. Sur l’une des photos, on voit Maurice Kamto remettre  frauduleusement une énorme somme d’argent à un individu en chemise blanche et pantalon sombre, mode vestimentaire de  Serge Espoir Matomba durant la campagne. Ces photos outils de manipulation sont venues déstabiliser l’accord de principe préalablement établi sur la coalition. Le MRC si prompt à réagir en pareille circonstance laissera la rumeur se répandre, et le communiqué officiel démentant cette pseudo affaire de corruption, communiqué attendu par les partisans de Matomba n’arrivera jamais. Au contraire, les partisans de Maurice Kamto se saisiront de cette perche pour montrer que Matomba a été acheté.

A rappeler que quelques jours avant la rencontre entre les candidats Matomba et Kamto, les activistes du MRC avaient entamé une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, annonçant l’annulation de la candidature de Serge Espoir Matomba au profit de celle du candidat du MRC. Une stratégie qui visait selon des sources internes au parti de la renaissance à forcer la main au jeune et prolifique Espoir Matomba.

Pourquoi une communication mensongère à 24h d’une élection ?

Pourquoi avoir programmé une autre rencontre sur le même point de rendez-vous que celui censé abriter la ratification d’un un aussi gros contrat que celui de la coalition ? Ou alors même pourquoi avoir choisi le même style vestimentaire reconnu à un des candidats ?

A qui profite un tel sabotage et cette  manipulation ?

Les réponses à ces questions ne sont plus inconnues.

Après le montant de 500 000 000 de francs CFA évoqué pour justifier la prétendue allégeance du PURS au bourreau de la nation par le truchement du Directeur du Cabinet Civil de la Présidence, c’est désormais un autre chiffre de 56 000 000 franc cfa concocté dans les officines bien connues du MRC qui est en circulation pour salir Matomba.

Il semble que l’élève a retenu la leçon du maitre : diviser pour régner!

 

Hervé Isaac TCHOKOTHE

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État comateux des routes au Cameroun

Les usagers et les automobilistes camerounais sont mécontents. En effet, le délabrement de nombreuses routes entrave le bon déroulement des activités du pays. A Douala, poumon économique du pays, l’état désastreux des routes inquiète.

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Photo:@cameroon-Info.Net

Raoul Sidjeu, garagiste de formation préfère se rendre au travail à pied comme une bonne partie des habitants de son quartier. « J’ai choisi la marche car j’ai peur de tomber de la moto tellement il y a des secousses» explique ce jeune trentenaire domicilié à Washington, un quartier de Bonabéri. Il doit partir de chez lui à 7H 30 du matin, parfois dans une chaleur déjà étouffante pour le quartier New-Bell où il travaille. « C’est un véritable gâchis de circuler dans certains quartiers de la capitale économique tant les routes sont mauvaises » ajoute-t-il. En effet, les routes sont en majorité parsemées de nids de poules, de flaques d’eaux et de bosses. Si les usagers sont autant apeurés et très souvent énervés par la route, C’est parce que c’est leur gagne pain. A Bonabéri dans le 4ème arrondissement de Douala, l’état de la route ralentit l’activité professionnelle. « Sortir d’ici avec les passagers n’est pas facile ! On a les Pneus crevés, les amortisseurs qui se cassent et il faut tout le temps être au garage. » Affirme Bastian Nkoua, motocycliste depuis cinq ans.

Le spectacle est identique à Mboko, le 3ème arrondissement de Douala, l’une des communes les plus vastes de la ville et par conséquent, l’une des plus peuplées. Là aussi, c’est le même son de cloche, les habitants n’en peuvent plus. Yvette Ngueule habitante de ce quartier et maman de quatre enfants confie qu’enceinte, « prendre une moto est un risque trop grand pour son bébé à naître. De plus cet état des routes la rend malade en transport. » le retour des pluies et la rentrée des classes n’arrange pas les choses. Les usagers appréhendent l’agrandissement des crevasses ce qui rendra encore plus difficile la conduite.

Du côté des commerçants, les propriétaires de boutiques font eux aussi partie des infortunés. Dans ce secteur, les activités évoluent au ralentie depuis quelques mois déjà, les frais de transport sont passés du simple au double « Pour vous laisser à l’entrée carrière, un conducteur de moto vous prend à 300F après l’avoir supplié. Avec la marchandise, on est parfois obligé de dépêcher un taxi» souligne Martin Talentueux commerçant. Au Cameroun le problème de l’entretient des routes se pose donc avec insistance. Cependant, plusieurs estiment que Curer régulièrement les caniveaux  permettrait de ralentir leur dégradation cela implique également, le civisme des populations.

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Salaires fictifs: Le grand déballage

Au Cameroun, un peu plus de 10 000 agents publics fictifs ont été découverts et supprimés du fichier solde de l’Etat permettant au Trésor de réaliser une économie de 30 milliards de FCFA.

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Photo: lavoixdesdecideurs.biz

Le 26 juillet 2019 le tribunal criminel spécial(TCS) a jugé coupable, 10 personnes ayant participé à la distraction de 1,5 milliard de FCFA des caisses du trésor public à travers le virement des salaires à 102 militaires fictifs. Ils ont été formés dans le cadre des campagnes de recrutement militaires organisées en 2004 et 2007. Le TCS a infligé aux accusés des condamnations allant de 10 ans de prison à la perpétuité.

L’hebdomadaire EcoMatin renseigne que, parmi les condamnés figurent des personnels  du ministère de la défense(Mindef) en poste à l’époque des faits à la direction du commissariat interarmées (Dircia), service où ont été crées les matricules fictifs ayant servi pour le paiement des salaires évoqués. Il s’agit entre autres du colonel, Epopa Gilles Théodore, ancien chef de bureau de solde et des effectifs et du commandant Ebogo Messi Jean Guillaume, ancien chef  de bureau de la solde. Les deux hommes condamnés à vie se sont évaporés dans la nature, bien avant le procès.

Le journal renseigne également qu’à cette liste s’ajoute, Jacqueline Bayeck, ancienne cadre au ministère des finances(Minfi) rattaché à la perception du Mindef. Pour ceux qui sont arrêtés et mis en prison on se demande bien à quoi ca sert ? Dans ce lieu  où l’on ressasse le passé et les regrets tombent pour certains, où l’illusion a disparu pour d’autres et l’espoir le moteur de soutient de plusieurs, des détourneurs de deniers public semblent être mieux lotis que ceux qui vivent dans la promiscuité.

Les salaires fictifs, depuis quand est-ce que cela a commencé ? Combien de temps cela a duré ? Il est clair qu’en dépit des innombrables appels lancés par le gouvernement, Le phénomène des fonctionnaires fantômes est toujours bel et bien présent au Cameroun. Selon  Jean Robert Wafo  ministre du Shadow Cabinet  en charge de l’information et des médias du Social democratic front(SDF) « Des mafias siphonnaient des caisses de l’Etat 96 milliards de FCFA par mois soit 1920 milliards de FCFA siphonnés en 20 ans plus précisément de 1987, année où le Cameroun tombe officiellement en crise à 2006 année du début de cette opération d’assainissement du fichier solde de l’Etat » Alors qu’est-ce que cela augure ? Certains estiment que nous secrétons la corruption et ne  sommes pas près d’y mettre fin. Plusieurs ont du mal à concevoir que l’on passe de 87 à 16227 fonctionnaires fictifs à 22000 aujourd’hui. C’est à croire que, des  camerounais sont ingénieux à piller l’Etat au lieu d’être ingénieux  à transformer la vie des camerounais voire poser des actes qui puissent être utiles à tout le monde. Serait-ce  devenu un style de vie ? Il semblerait.

Comment est-ce que certaines personnes ont pu détourner des milliards et les ministres qui se sont succédé  n’ont rien pu  voire ?  Le ministre des finances est-il la personne qui était destinée  à arracher les mauvaises herbes ? En effet, le ministère des Finances affirme avoir déjà retiré du fichier solde de l’État du Cameroun, plus de 10 000 agents publics fictifs dans le cadre du comptage physique du personnel de l’État (Coppe), lancé en avril 2018  par Louis Paul Motaze. Cette exclusion massive des bordereaux de paiement  permet également au Trésor de réaliser une économie annuelle de près de 30 milliards de FCFA. Toujours selon le Minfi, Cette opération a déjà permis à la fonction publique camerounaise d’identifier et d’expurger du fichier solde de l’État, des agents publics y émargeant irrégulièrement, du fait d’une absence non justifiée, d’une démission ou d’un décès non déclaré.

On se souvient qu’en  juillet 2018, la deuxième phase du comptage physique avait permis de détecter quelques 44 000 fonctionnaires présumés fictifs ou décédés et dont les salaires étaient perçus par des tiers.  Il faut dire que l’opération s’est achevée le 4 janvier dernier. Elle s’est tenue d’avril à juillet 2018, puis d’octobre à janvier 2019. On parle d’assainissement du fichier solde de l’Etat. Mais à quoi renvoie cette notion ? Le ministère des Finances (Minfi) a fait savoir que, «l’assainissement du fichier solde est un processus permanent qui vise la mise à jour de ce dernier, afin qu’ils n’y figurent que les agents publics régulièrement recrutés, placés dans leurs situations administratives et salariales idoines. Il s’agit ici du nettoyage du fichier solde en vue d’en évacuer non seulement les agents publics décédés, démissionnaires, en situation d’absence irrégulière, en détachement, mis en disponibilité, etc., mais aussi les éléments de rémunération indus». Qui sont les personnes impliquées dans la gestion de la solde ? On parle entre autres de plusieurs directions et services du ministère des Finances.

D’ailleurs, qu’appel t-on fonctionnaires fictifs ? Pour mieux le comprendre, le fonctionnaire fictif ce n’est pas celui qui ne travail pas et qui touche des salaires. Il y a des personnes qui sont visiblement charger de gérer le fichier solde de l’Etat qui ont introduit des noms supplémentaires. Tenez par exemple  un chef d’entreprise qui a dix employés peut percevoir le salaire de vingt employés du fait qu’il ait ajouté dix autres personnes qui ne sont en service que dans sa tête. Pour mémoire, c’est en 2010 que l’Etat camerounais a lancé une opération de comptage physique de son personnel avec l’objectif de débusquer du fichier  de solde des agents publics fictifs. En juillet 2018, cette opération a permis de repérer environ 44 000 fonctionnaires imaginaires ou décédés et dont les salaires étaient perçus par des tiers

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Retour à l’envoyeur. L’Indonésie réexpédie ses déchets à la France

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Une méthode pour le moins radicale. L’Indonésie refuse dorénavant d’être la décharge des pays développés.

En effet, le pays asiatique a réexpédié, mardi, vers la France et Hong Kong sept conteneurs de déchets ménagers, de plastiques et de matériaux dangereux illégalement importés en violation des règles d’importation, a annoncé Susila Brata, responsable des douanes de l’île de Batam à l’AFP.

Cette opération de grand envergure s’inscrit dans un tableau plus général. De nombreux pays du continents ne veulent plus être les poubelles du monde depuis que la Chine a cessé l’an dernier l’importation des déchets plastiques du monde entier. Le pays a ainsi obligé les pays riches développés à trouver de nouvelles destinations pour leurs déchets . Depuis, d’énormes quantités de déchets ont été renvoyés de partout ailleurs du continent vers l’Amérique, l’Europe et l’Océanie.

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