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Présidentielle 2018: Les masques tombent

Soutenir quelqu’un en le combattant, devient une marque de fabrique de l’opposition camerounaise. Des partis politiques qui s’étaient jusque-là illustrés comme de vrais radicaux vis-à-vis du régime en place, ont changé de camp. Ce soutien au RDPC, laisse entrevoir un opportunisme intéressé de la part de certains partis politiques de l’opposition.

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Photo: ©CRTV

Soutenir quelqu’un en le combattant, devient une marque de fabrique de l’opposition camerounaise. Des partis politiques qui s’étaient jusque-là illustrés comme de vrais radicaux vis-à-vis du régime en place, ont changé de camp. Ce soutien au RDPC, laisse entrevoir un opportunisme intéressé de la part de certains partis politiques de l’opposition

Dans un document publié le vendredi 20 juillet 2018, il est indiqué qu’une coalition de 20 partis de l’opposition a annoncé à Yaoundé, son soutien au président actuel du Cameroun Paul Biya. Plusieurs justifient ce ralliement par le contexte sécuritaire et l’absence d’une candidature unique de l’opposition. Pendant qu’au sein de l’opposition on se bas justement pour renverser le régime en place, le RDPC réussit à retourner même ses opposants les plus radicaux pour grossir ses rangs. Plusieurs acteurs de la scène politiques voient en cela, la recherche de l’intérêt économique.

Ces personnes ont été des opposants. On ne peut pas avoir à dénoncer une personne en l’occurrence le chef de l’Etat et puis quelques années plus tard, retourner complétement sa veste alors que ce dernier n’a pas complètement changer de politique. En réalité, il y a forcément une motivation derrière et pour moi, la seule motivation c’est l’argent. Quand on est un homme politique, on doit  d’abord être un homme politique de conviction et pas un opposant alimentaire. Je pense que ces opposants n’ont jamais représenté plus de 1% de l’électorat. Ce n’est pas une opposition en tant que tel sur le plan électoral,  c’est un épiphénomène.

Celestin Djamen, cadre du Social Democratic Front.

Parmi les 20 partis politique ayant ralliés les rangs du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais), Ils ont pour certains comme le PADDEC de Jean de Dieu Momo, le mouvement écologique de Fritz Pierre Ngo, l’AMEC de Joachim Tabi Owono, le Merci de Isaac Feuzeu, le CPP de Tita Fon Samuel ou le CDP de Benz Enow Bate, été opposés au président Paul Biya au cours des scrutins présidentiels antérieurs. À en croire des leaders politiques, l’opposition  est truffée de brebis galeuse de toute sorte.

C’est une opportunité pour tous ceux qui veulent que le régime Biya tombe, de nettoyer l’opposition. Ce qui vient de se passer à Yaoundé avec ses 20 supposés partis de l’opposition, c’est tout simplement qu’ils estiment que les élections sont une façon de faire du business. Nous devons savoir que ce n’est pas possible d’être un soutien de Paul Biya et être un soutien de l’opposition. Donc, tous ceux qui ont choisi de soutenir Paul Biya, ils soutiennent donc ce parti politique. Nous ne pouvons pas les empêcher de le faire mais, nous pouvons les classer définitivement et créer les conditions pour que demain, les mêmes ne reviennent pas nous dire qu’ils sont maintenant contre Paul Biya et qu’ils soutiennent la lutte de l’opposition.

Elimbi Lobe, conseiller municipale à la commune d’arrondissement de Douala 5ème, a tenu ces propos au cours du journal de 7H sur les antennes de Equinoxe radio le lundi 23 juillet 2018.

Le collectif des 20 partis politiques de l’opposition qui soutient la candidature du président de la République du Cameroun Paul Biya à l’élection présidentielle du 07 octobre prochain, comme par enchantement, trouvent les mots pour justifier l’alliance avec le RDPC. Ces derniers fustigent l’égoïsme de certains leaders politiques, ce retournement de veste observé ces derniers temps, semble donner raison à  ceux qui comme l’homme politique Elimbi Lobe, pensent que les politiciens de l’opposition, sont des personnes sans crédibilité.

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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