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Politique

LEGISLATIVES. Paul Biya demande la prorogation du mandat des députés

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LEGISLATIVES. Paul Biya demande la prorogation du mandat des députés

Une tradition commence la première fois ! Le président de la République souhaite à nouveau rallonger le mandat des députés.

Le Chef de l’Etat a saisi, le lundi 17 juin, le Président de l’Assemblée Nationale, Cavaye Yegue Djibril, pour une nouvelle période de déroulement des élections des députés. Il demande aux présidents des deux chambres de réunir leur Bureau respectif en vue d’entamer des discussions sur une prorogation de deux mois du mandat de ses membres. A l’issue de cette consultation, il fera tenir le projet de loi prolongeant à nouveau le mandat des députés, aujourd’hui d’un an.

Il fonde sa démarche sur la base de l’article 15 alinéa 4 de la Constitution qui dispose qu’en cas de crise, l’Assemblée Nationale intervient dans la prorogation du mandat des députés.

Pour le résident d’Etoudi, ce nouveau délai est indispensable pour le bon déroulement de « la session parlementaire ordinaire du mois de novembre, traditionnellement consacrée à l’examen de la loi des finances » d’une part et d’autre part, à l’harmonisation des délais nécessaires à la tenue d’un double scrutin législatif et municipal.

« Même si ça devient une habitude, nous ne devons pas oublier que le pays est déjà dans une situation très instable. » a réagi le Premier Secrétaire du PURS, Serge Espoir Matomba. Selon lui, l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) et la reprise des incursions de Boko Haram dans la partie septentrionale du pays ne favorisent pas l’implantation des bureaux de vote dans les différentes circonscriptions de ces localités. Par conséquent, elles ne permettent pas aux citoyens des régions concernées de choisir leurs candidats; ce qui les priverait d’une réelle représentativité au sein de l’Institution. « Chacun devrait aussi voter dans sa localité. Mais le plus urgent reste le dialogue de sortie de crise. C’est fort de cet argumentaire que nous préconisons le dialogue comme préalable à la sortie d’une crise qui, aussi longtemps qu’elle durera, privera progressivement les citoyens de leur droit, tout en portant une grave atteinte au processus démocratique du pays. » a-t-il poursuivi.

Cette prorogation du mandat que sollicite le Président de la République, intervient effectivement dans un contexte déjà assez tendu que sont venus exacerber les résultats de la présidentielle d’octobre 2018.

 

 

 

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Cameroun: les élections législatives et municipales se tiendront le 9 février 2020

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Le processus de renouvellement de la classe politique camerounaise suit son cours. Plus d’un an après la présidentielle, le président de la république Paul Biya a signé dimanche 10 novembre un décret portant convocation du corps électoral « en vue de l´élection des députés de l´assemblée nationale et des conseillers municipaux ». Après deux reports consécutifs en 2018 et en 2019 invoquant  pour l´an dernier un calendrier électoral chargé, les élections législatives et municipales vont finalement se déroulées le 9 février 2020.

L´article 2 du décret précise que « le scrutin est ouvert à 08 heures et clos à 18 heures ». Certains  partis politiques ont accueilli la convocation du corps électoral avec grand intérêt, c’est le cas du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale. Serge Espoir Matomba  premier secrétaire national de cette formation politique n’a pas tardé à réagir  sur son compte twitter. L’homme politique affirme que le PURS y prendra part et appelle ses militants et sympathisants à une forte mobilisation.

Toutefois, le doute persiste quant à la tenue effective du scrutin dans les  deux régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest toujours en guerre. Plusieurs acteurs de l’opposition appellent à l’implémentation des mesures adoptées  à l’issue du Grand dialogue national pour mettre fin à la crise.

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Douala: Serge Espoir Matomba muselé par le maire de Douala IV

Sur sa page Faceboock ce 7 novembre, Serge Espoir Matomba s’indigne contre la décision du maire de l’avoir réduit au silence, lors de la session ordinaire du conseil municipal consacrée à l’ examen et au vote du budget de l’exercice 2020, de la commune d’arrondissement de Douala IVème

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Photo:@Serge Espoir Matomba, conseiller municipal dans la commune de Douala IV

Selon l’ex- candidat à l’ élection présidentielle de 2018, le maire de la commune de Douala IV  ne lui  a pas permis à de s’exprimer «  Comme de tradition, j’ai pris part aux travaux de la session  ordinaire du conseil municipal consacrée à l’examen et au vote du budget de l’exercice 2020 de la commune d’arrondissement de Douala IVe.  Cette autre rencontre aura été l’occasion de confirmer le musèlement acharné dont je fais l’objet de la part du maire qui expressément refuse la contradiction » déclare t’il.

Pour Serge Espoir Matomba, conseiller municipal dans la commune de Douala IV depuis 2013, seule la bonne marche dans cette municipalité compte. Il dénonce à cet effet « le non-respect réglementaire du nombre de sessions pendant toute cette mandature, l’absence d’un plan d’action et d’un tableau explicite déclinant dans le détail et par étapes, la feuille de route sur laquelle le budget devrait s’adosser. Je constate et regrette le faible processus d’informatisation de plusieurs services » souligne le premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale.

Par ailleurs, « la commission  sécurité et désordre urbain  à laquelle j’appartiens a débusqué un  honteux réseau interne de vente de faux timbres et une grossière marge relative à la surpaye d’un personnel communal pour un salaire sept(07) fois supérieur à la normale » affirme l’homme politique avant de poursuivre « Pendant que  la nouvelle donne appelle les communes à produire  de la richesse, celle  de Douala IVe a du mal à bien  mener la collecte  de ses recettes » a t-il conclut son propos.

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Le tribalisme donne la tension au Cameroun

Obstacle à l’unité nationale , le tribalisme camerounais est une véritable arme politique

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photo: @camer.be

De plus en plus virulent, le tribalisme touche toutes les couches de la société « Le vivre ensemble n’est pas une invention récente. Je me souviens de ces belles années, celles de ma jeunesse lorsque nous vivions comme une seule et même  famille.  Bassa, Bamiléké, Bororo, Béti ou Maka ce n’était  pas un problème » raconte Julie âgée de 70 ans. Du haut de son mètre soixante, cette dame  au teint claire affirme qu’ « on mangeait tous à la même table, jouons ensemble sans pour autant avoir de la  haine  pour l’autre à cause de sa différence. Ensemble nous allions au marigot puiser de l’eau pour nos parents et même ceux des voisins ». C’était la belle époque ! Poursuit-elle nostalgique.

Ce temps passé raconté avec mélancolie n’était pas jolie pour tout le monde. Selon maman Mbo comme l’appelle affectueusement ses proches est une retraitée, mère au foyer de 65ans « Le tribalisme a toujours existé » La mère de dix enfants vit à Douala. Après avoir passée 20 ans à  Ebouko, un village près de  Nkongsamba, « je me souviens que les gens du village de mon mari ne m’aimaient pas parce que je venais d’ailleurs. Juste pour cela « j’étais une pestiférée ».

Aujourd’hui le tribalisme est un fléau qui gangrène le Cameroun. Et ces abus de vocabulaire et d’interprétation s’épanouissent dans les réseaux sociaux ou des plates formes entières sont dédiées à des querelles tribales. Les échanges traduisissent la haine exacerbée par la campagne électorale d’octobre 2018 qui mettait face à face, le président Paul Biya originaire du Sud et le candidat Maurice Kamto originaire de l’ouest présenté comme son principal opposant.

Est-ce que le tribalisme est  une construction coloniale que les dirigeants d’aujourd’hui utilisent pour assoir les dictatures ? N’est-il pas  important de sortir de l’hypocrisie nationale qui consiste à dire qu’il n’y a pas de tribalisme ? Au regard de la recrudescence du phénomène, il faut véritablement se préoccuper du problème s’émeut maître Désiré Sikati pour qui le tribalisme exacerbé date de 1992 « Le Tribalisme au Cameroun est devenu un tribalisme d’Etat. Même les personnes qui s’expriment sur les réseaux sociaux sont conditionnés de façon inconsciente par le régime »

C’est dire que la question  du tribalisme est une question qui fait qu’aujourd’hui notre pays a un problème de cohésion sociale. Le mal est pour plusieurs la conséquence des politiques d’intégration nationale. Certains estiment que le véritable problème c’est le gouvernement  qui n’a pas de politique claire d’intégration nationale.  Malgré la prolifération de discours de haine  et de tribalisme, il n’y a eu aucune sortie du gouvernement à ce sujet. Toute fois, une question subsiste : la question du tribalisme ne serait pas une diversion par rapport au véritable problème  de la crise anglophone ?

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