Connectez-vous avec nous

Actualité

Gratuité du premier cycle universitaire au Libéria : Cet exemple peut-il contaminer le Cameroun ?

Il ne sert à rien d’être optimiste, en ce qui concerne la suppression de la scolarité dans les universités publiques au Cameroun. La situation économique difficile ainsi que la recherche de l’intérêt personnel des dirigeants, constituent une barrière à la mise en place d’une telle réforme

Publié

le

Photo: Infos-Université-Cameroun blogspot.com

Le président du Libéria, Georges Weah, a déclaré libres de droits d’inscriptions, l’ensemble des universités publiques du pays pour les étudiants du premier cycle, c’était lors d’une cérémonie qui a eu lieu sur le principal campus de l’université du Libéria à Monrovia, le mercredi 24 octobre 2018. L’ancien attaquant du PSG et du milan AC dit avoir été alerté par les dirigeants de l’université, sur les difficultés rencontrées par les étudiants, notamment en raison de la chute du dollar libérien face au dollar américain, les deux monnaies légales dans le pays. Cette nouvelle qui a provoqué une explosion de joie chez les jeunes étudiants Libériens, fait des envieux chez de nombreux Camerounais. Ces derniers, prient depuis des années pour voire une telle reforme dans le pays hélas, c’est sans espoir pourtant, les étudiants font face à de nombreux dilemmes : se loger, se déplacer et se nourrir est un luxe pour plusieurs.

Mon avis en tant que citoyen c’est qu’on demande depuis plus de dix ans, qu’on supprime la pension dans les universités, ce n’est pas fait. On demande depuis bien longtemps qu’on améliore les conditions de vie des étudiants rien n’est fait dans ce sens donc  personnellement, moi je crois que ce n’est pas possible vue encore la situation difficile d’un point de vue économique que le Cameroun connaît.

Franck Essi, secrétaire général du CPP (Cameroon people’s party).

Décidément, voire les conditions de vie des étudiants camerounais améliorées, relève donc de l’impossible. Le président de la République Paul Biya a eu 36 ans pour faire des reformes profondes du Cameroun cependant, l’on constate que même les acquis laissés par son prédécesseur tels que le maintien des bourses scolaires ainsi que la suppression de la scolarité dans les universités, n’ont pas été préservés.

George Weah a été élu il y a moins de deux ans et déjà il est à cette reforme. Monsieur Biya a eu 36 ans de règne il n’a jamais osé faire la moindre petite reforme alors, on peut toujours penser de lui ce qu’on veut, on peut toujours espérer ce qu’on veut mais, soyons factuel et soyons objectif  monsieur Biya, n’est pas un bâtisseur , il n’a à aucun moment de sa vie politique, pensé à l’intérêt général des camerounais pire encore aujourd’hui, on a vu l’énorme hold-up électoral qu’il a perpétré donc les reformes, ce n’est pas son histoire. Weah c’est un jeune homme politique qui a pris le pouvoir qui n’avait pas de projet matériel ou financier, il veut servir son pays ce qui n’a rien à voir avec le président Biya. Il faut que les camerounais reviennent à un petit peu de lucidité et qu’ils se rendent bien compte qu’aujourd’hui, Monsieur Biya ne fera aucune espèce de reforme profonde. Qu’attendre d’un tel homme ? rien du tout rien, rien et rien. Donc restons lucide monsieur Biya c’est le passé c’est l’ancien président pour moi, il est illégitime.

Celestin Djamen, secrétaire national du MRC (mouvement pour la renaissance du Cameroun), chargé des droits de l’homme et de la gouvernance.

Au pouvoir depuis janvier 2018, George Weah a fait de la lutte contre la pauvreté et de la relance économique du Pays ses priorités. L’exemple du Libéria qui vient de rendre gratuit le premier cycle universitaire est en effet, un rêve lointain pour les camerounais qui estiment pour la plupart qu’avec le gouvernement camerounais, seules les mobilisations et les pressions pourront conduire à des avancées.

Actualité

Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

Publié

le

La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

Lire la suite

Actualité

Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

Publié

le

Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

Lire la suite

Actualité

Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

Publié

le

Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

Lire la suite

Populaires