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Grand nettoyage de Paul Atanga Nji : CPP, Manidem courroucés

La circulaire du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation Paul Atanga Nji désignant de nouveaux représentants au sein de certaines formations politique, crée des gorges chaudes. Au Manidem par exemple, seul Anicet Ekane a le droit de parler au nom de cette formation politique chose que n’approuve pas Dieudonné Yebga pour qui, la décision du Minat n’a aucun fondement juridique. L’homme politique prévoie par ailleurs, de porter l’affaire en justice.

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Photo: actucameroun.com

La circulaire du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation Paul Atanga Nji  désignant de  nouveaux représentants au sein de certaines formations politique, crée des gorges chaudes. Au Manidem par exemple, seul   Anicet Ekane a le droit de parler au nom de cette formation politique chose que n’approuve pas Dieudonné Yebga pour qui, la décision du Minat n’a aucun fondement juridique. L’homme politique prévoie  par ailleurs, de porter l’affaire en justice.

En cette période électorale, des partis politiques sont plongés dans une grosse bataille de leadership. Ces conflits internes au sein de plusieurs formations politiques, sont à l’origine de trouble à l’ordre public et à la paix sociale. En raison de ces désaccords, le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji a adressé le mardi 17 juillet 2018, une correspondance aux gouverneurs des dix régions du Cameroun. Dans cette lettre, figure les noms de personnes désormais reconnus par son département ministériel, comme habilité à représenter leur formation politique en crise. Il s’agit notamment  de Bapooh Lipot Robert, secrétaire général de l’union des populations du  Cameroun (l’UPC), Tita Fon Samuel, président national du Cameroun people’s party (CPP) et Anicet Ekane, président du comité de direction du Manidem. A la suite de cette correspondance, les réactions se multiplient au sein des partis politiques concernés. Ces derniers  parlent de tentative de déstabilisation.

Contrairement à ce que les gens pensent, ce n’est ni un arrêté, ni une circulaire. C’est un acte administratif illégal qu’a pris le ministre Atanga Nji pour s’immiscer dans les affaires du CPP. Nous ne sommes pas du tout perturbés. Edith Kawala continue à être notre présidente, elle a été élue pendant le congrès en 2014. Le CPP est un parti d’action, nous sommes sur le terrain nous agissons et personne ne viendra nous perturber dans ce que nous faisons. Même si c’est un ministre.

Bergeline Domu, cadre CPP S’est exprimée le 19 juillet 2018 au journal de 20H sur les antennes de EQUINOX télévision.

Au mouvement Africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, c’est le même son de cloche. La correspondance du Minat Paul Atanga Nji, n’a rien de surprenant. Le choix du chef de terre de jeter son dévolue sur Anicet Ekane au détriment de Dieudonné Yebga, démontre que dans l’opposition il y a des personnes qui jouent un rôle trouble en faisant croire au peuple camerounais, qu’ils sont des opposants alors que ce sont des pions infiltrés dans le gouvernement. La décision du Minat est donc considérée comme étant un acte isolé et  n’a aucune base légale, qui lui donne le droit d’entrer dans le fonctionnement interne d’un parti politique et de décider de ses représentants légaux.

Le 27 avril 2018, nous étions au bureau du préfet du Wouri qui avait organisé une deuxième concertation entre Ekane et moi-même. Pendant cette concertation, monsieur Ekane a instruit le préfet  en lui disant qu’il va donner des instructions pour qu’il interdise nos manifestations dans toute la république du Cameroun. Au sortie de cette réunion, nous avons fait une note de synthèse, nous l’avons déposés auprès du préfet afin que nul n’en ignore. Vous comprenez donc que ce que monsieur Ekane a dit le 27 avril 2018 au préfet du Wouri vient d’être matérialisé par une note signée du ministre de l’administration territoriale monsieur Paul Atanga Nji. Nous n’avions pas été surpris parce que, nous avons toujours dit que monsieur Ekane était un agent du gouvernement. Une lettre circulaire n’est pas au-dessus d’une décision. Cette lettre n’est que des instructions que le ministre avaient données à ses gouverneurs, qui vient d’être matérialisée.  Nous savons que le politique passe et l’administration reste. Il fallait que Les instructions qu’il avait donnée au gouverneur qu’il matérialise cela par écrit dont, c’est une note qui n’a aucune valeur juridique.

Dieudonné Yebga, président du Manidem.

Il n’est donc pas question de rester passif, au Manidem, l’on parle de poursuite judiciaire. Outre le fait d’attaquer la décision du ministre, le Manidem  compte également porter plainte à Anicet Ekane pour usurpation de titre au pénal comme le soutient Dieudonné Yebga. Malgré les querelles qui divisent le mouvement Africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie(Manidem), le parti politique ne compte pas boycotter les élections de 2018. Bien qu’il ne présentera pas de candidature, il prévoit tout de même  de se rallier à un candidat.

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Retour à l’envoyeur. L’Indonésie réexpédie ses déchets à la France

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Une méthode pour le moins radicale. L’Indonésie refuse dorénavant d’être la décharge des pays développés.

En effet, le pays asiatique a réexpédié, mardi, vers la France et Hong Kong sept conteneurs de déchets ménagers, de plastiques et de matériaux dangereux illégalement importés en violation des règles d’importation, a annoncé Susila Brata, responsable des douanes de l’île de Batam à l’AFP.

Cette opération de grand envergure s’inscrit dans un tableau plus général. De nombreux pays du continents ne veulent plus être les poubelles du monde depuis que la Chine a cessé l’an dernier l’importation des déchets plastiques du monde entier. Le pays a ainsi obligé les pays riches développés à trouver de nouvelles destinations pour leurs déchets . Depuis, d’énormes quantités de déchets ont été renvoyés de partout ailleurs du continent vers l’Amérique, l’Europe et l’Océanie.

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Environnement. Le Cameroun aussi vit à crédit

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L’Homme a épuisé toutes les ressources naturelles de la planète.  Et comme tout le reste du monde, le Cameroun doit aussi diminuer son empreinte écologique tout en se focalisant sur l’adaptation. En effet, depuis lundi dernier, l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles qu’offre la planète, soit deux mois plus tôt qu’il y a 20 ans, selon l’ONG Global Footprint Network.

« Notre planète est limitée, mais les possibilités humaines ne le sont pas. Vivre selon les moyens que nous accorde notre planète est technologiquement possible, financièrement bénéfique et notre seule chance pour un avenir prospère », avertit Mathis Wackernagel, le président de l’ONG américaine.

Le Cameroun et la plus part des pays de l’Afrique noire sont très touchés par le dérèglement climatique. Ils subissent donc de plein fouet les effets de la surconsommation des pays riches industrialisés et les pays à croissance économique rapide. C’est pourquoi, ils se doivent d’adopter des mesures encore plus efficaces. «  Il est indispensable de stopper la déforestation, de diminuer notre consommation de produits dérivés des animaux, de lutter contre le gaspillage alimentaire et d’opter pour des modes de production plus durables, comme le bio, l’agroécologie ou la permaculture », avance Arnaud Gauffier, responsable de l’agriculture et de l’alimentation au WWF.

Selon les calculs de l’organisation, si les êtres humains parviennent à faire reculer la date du jour du dépassement mondial de 4,5 jours chaque année, ils retrouveront l’équilibre en consommant les ressources d’une seule terre d’ici à 2030.

« Pour subvenir aux besoins de l’humanité, il faudrait en réalité 1,75 terre. » souligne l’ONG américaine. « L’humanité aura consommé autant de ressources naturelles que ce que la Terre peut renouveler en sept mois. » déplore l’organisme WWF sur son site.

Les modes de consommation selon les pays présentent d’énormes disparités. Le Qatar, en premier, sur la sinistre liste « atteint son jour du dépassement après seulement 42 jours, tandis que l’Indonésie a consommé toutes les ressources pour l’année entière après 342 jours », relève WWF, associé à Global Footprint Network.

Si les camerounais adoptaient le mode de consommation occidentale, il faudrait plusieurs planètes pour tenir. Et si chaque être humain vivait comme un Européen, la date fatidique des ressources naturelles surviendrait le 10 mai.

Pour que le jour de dépassement revienne au 31 décembre, les états doivent diminuer leur empreinte écologique et chaque être humain, à son échelle, devrait être à mesure de revoir son mode de production et de consommation. Mais « le principal levier d’action concerne nos émissions de gaz à effet de serre qui représentent à elles seules 60% de notre empreinte écologique mondiale», fait valoir WWF.

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Migrants: Appelons ces jeunes « Les fils de l’exil » !

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Les loisirs sont indispensables à l’épanouissement des jeunes. Aussi, François Xavier de Lamargé, étudiant français de 22 ans passe son temps libre à occuper les Africains désœuvrés qui errent dans le centre de ville de Marseille et sa région. Pour sensibiliser la jeunesse de son pays au combat qu’il mène, il a diffusé, grâce à une association universitaire, le documentaire « Les migrants ne savent pas nager » de Jean-Paul Mari et Franck Dhelens. Ce reportage raconte l’histoire de l’« Aquarius », un navire qui sillonne les eaux libyennes pour secourir les migrants.

Vous vous occupez de divertir les jeunes migrants. Que faites-vous exactement ?

Avant de continuer, je propose que nous les appelions « les fils de l’exil ». Le mot migrant déshumanise. Mes amis et moi, nous nous sommes mis d’accord pour les appeler autrement. En fait, deux fois par semaine, on se retrouve pour nous divertir le jeudi soir. Et le samedi est réservé aux sorties culturelles.

Qu’est-ce qui motive un jeune homme de votre âge à rencontrer des mineurs arrivés à Marseille ?

Je suis engagé dans le milieu social. J’ai fait un service civique à Toulon où j’ai été auprès des personnes de la rue. Depuis septembre, on a remarqué qu’il y avait des jeunes africains qui erraient. En allant à leur rencontre, j’ai entendu des témoignages de leur parcours. Ce qu’ils ont vécu en Libye, en traversant la mer méditerranée. Ces témoignages m’ont bouleversé. C’est donc naturellement que je me suis tourné vers eux.

Comment reconnaissez-vous 

fraîchement débarqué en Europe ?

C’est le regard de l’autre qui attire mon regard. D’expérience, j’ai remarqué qu’un jeune qui vient d’arriver a le regard perdu. Il ne sait pas où il est. Alors, il observe. De plus, ils n’ont aucun signe apparent de richesse : casque audio, portable en vue. Ils ont plutôt un bonnet dépareillé et portent des baskets bien usées etc. Il faut être observateur. Mais, c’est l’attitude et le regard qui font tout. Parfois, je me suis trompé et j’ai engagé une conversation avec un jeune qui était soit né ici, soit bien installé. Ça fait toujours une belle rencontre. On parle de ce qu’il fait et je parle de mon engagement à mon tour.

Votre engagement suscite de l’admiration. Entre vos cours et cette activité, trouvez-vous encore le temps de réviser ?

Le rythme d’un étudiant de 3ème année de licence n’est pas du tout soutenu. Vous savez, si on ne va pas à leur rencontre, ils dorment dehors. Autour de la gare Saint-Charles… J’ai commencé à aller à la gare tous les soirs pour repérer les jeunes il y a trois mois. Ça peut me prendre une demi-heure tout au plus. Je vais juste à leur rencontre. Je discute avec eux. J’essaie au maximum d’être au fait de l’actualité politique et locale pour mieux les diriger vers un centre d’accueil.

Vous les dirigez vers les associations avec lesquelles vous travaillez?

Je ne fais partie d’aucune association. Au départ, j’étais en lien avec le milieu associatif toulonnais uniquement car j’ai grandi près de Toulon. Par la suite, j’ai rencontré le responsable d’un collectif marseillais créé pour la cause des jeunes isolés. Je lui ai raconté ce que je faisais à la gare et mon combat a été bien accueilli. Je n’ai aucune solution. Je les dirige juste vers un centre en les informant des conditions d’accueil selon le foyer. Vous savez, je ne suis pas seul à le faire. D’autres personnes sont aussi engagés que moi. Sinon plus!

Justement en parlant des centres d’hébergement. Le gouvernement demande actuellement un recensement par catégorie de migrants dans les lieux d’accueil. Que pensez-vous de cette circulaire du ministre de l’intérieur ?

C’est très difficile de faire le tri entre un migrant légal et un migrant illégal du point de vue humain. Au niveau des associations, ce serait difficile à vivre. Des travailleurs sociaux ne pourront pas, selon moi, renvoyer les jeunes dans la rue. Leur devoir, c’est de les aider !

Et comment vivez-vous avec l’idée que la circulaire Collomb sera bientôt mise en œuvre ?

J’entends la colère des associations. Et cela m’attriste.

Que pensez-vous de la formule « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ? »

Elle me hérisse le poil ! Qu’elle soit encore reprise aujourd’hui est aberrant. Vous savez, si chaque Français ne prend pas la responsabilité de l’accueil à sa mesure par un sourire, un regard, du temps pour une personne désœuvrée ou un don de vêtement ou d’argent au secours populaire, si on n’accueille pas les jeunes qui sont dans les rues, le risque est que les réseaux d’exploitation et de trafic d’être humains s’en charge !

Quant à l’impact de ce slogan généralisateur, je dirais qu’il peut appeler à la xénophobie. J’ignore quelle proportion de la jeunesse française elle touche car nous sommes un grand nombre d’actifs à nous battre pour les valeurs humaines sans tenir compte de la religion ou de la couleur de la peau. Je ne peux pas voir dans l’avenir mais ce que nous faisons ici est beau et inspiré par un sentiment positif. Les moyens de générosité donnés par la France ne sont pas en reste, non plus ! C’est donc que notre pays se bouge pour ses pauvres et parmi eux, les migrants ! Il faudrait donc peut-être retenir que si nous n’avons pas à accueillir toute la misère du monde, nous avons à accueillir chaque personne dans sa misère !

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