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Des politiciens muselés : Paul Atanga Nji, joue les arbitres

Le ministre de l’administration territoriale Atanga Nji, bouleverse l’ordre hiérarchique établie au sein des partis politiques du Cameroun. Suivant sa décision, seuls Bapooh Lipot de l’Upc, Anicet Ekane du Manidem et Tita Samuel Fon du CPP, sont autorisés à représenter les formations politiques au sein des quels ils évoluent. La décision du Minat, fait suite aux discordes observées dans ces formations politiques.

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Photo: ©Camer.be

Le ministre de l’administration territoriale Atanga Nji, bouleverse l’ordre hiérarchique établie au sein des partis politiques du Cameroun. Suivant sa décision, seuls Bapooh Lipot de l’Upc, Anicet Ekane du Manidem et Tita Samuel Fon du CPP, sont autorisés à représenter les formations politiques au sein des quels ils évoluent. La décision du Minat, fait suite aux discordes observées dans ces formations politiques.

Les descensions en cours au sein des partis politiques conduisent Paul Atanga Nji, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, à choisir des dirigeants au sein des partis d’oppositions. Il s’agit de l’UPC (union des populations du Cameroun), du CPP (cameroon pepeol’s party) et du Manidem (mouvement Africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie).Concernant le CPP, le Minat a choisi comme dirigent Samuel Tita Fon, bani du rang du Cameroon pepeol’ party. L’homme est accusé entre autres de non-participation aux activités du parti et aux réunions depuis 2014 et défaut de paiement de cotisation statutaire depuis le dernier congrès du parti en décembre de la même année. Il est aussi reproché au politicien, la convocation et la tenue illégale en violation de la loi et des statuts du parti, atteinte à la réputation du parti à travers la diffusion et la propagation des fausses nouvelles dans les médiats auprès de l’administration et autre partenaires. Père fondateur et autre fois président d’honneur du Manidem, Samuel Tita Fon tient aujourd’hui les reines en lieux et place de Edith Kawala, Reconnue par la base militante du CPP comme président national.

Pour ce qui est du Manidem, Paul Atanga Nji a jeté son dévolue sur Anicet Ekane et fait de lui, le représentant légal de cette formation politique, alors que l’ancien patron  de l’administration territoriale Réné Emmanuel Sadi avait reconnu le bureau que conduisait Dieudonné Yebga. Ce dernier remplaçait à ce poste Abanda Pkama décédé le 30 janvier 2014 à Paris. Une décision qui a été prise par le bureau national de coordination de ce parti, il était question de mettre fin à la vacance de post à la tête du Manidem. L’homme politique né le 30 décembre 1958 dans l’arrondissement de Matomb, département du Nyon Ekelé dans la région du centre était alors la personne désignée pour parler au nom du Manidem.

Pour le cas de l’UPC, c’est plustôt Robert Bapooh Lipot qui parlera désormais au nom de ce parti politique en lieu et place du bureau conduit par Abiba Ayissa. Un bureau mis en place de façon consensuelle par la principale tendance de ce parti. Exclut de l’Upc en mai 2016, Bapooh Lipot au moment des faits était déjà député du parti historique. Il lui avait été reproché d’usurper le droit de parler au nom de l’Upc. À cela, s’ajoutait des actes d’indiscipline et d’usurpation de titre, d’incitation à la division et le non-paiement des cotisations. Autre fait qui était reproché à l’homme politique, son abstention à organiser des évènements au nom du parti alors même que cette fonction incombait  à Basile Louka, qui avait été élu secrétaire général du congrès de l’Upc tenu le 06 et 07 juin à Yaoundé.

Edit Kawala, Dieudonné Yebga et Abiba Ayissi sont donc contraint au silence par Paul Atanga Nji, un choix du chef de terre qui a par ailleurs, prescrit à tous les gouverneurs de régions de ne leurs accorder aucune autorisation  de quelque nature que ce soit en relation avec leur partis politique. L’acte du ministre Atangana Nji, est interpreté par une certaine classe politique, comme un scandale dans une société qui se veut démocratique. Les partis politiques doivent donc s’atteler à gérer cette crise interne qui est loin d’avoir rendu son verdict.

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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