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Denis Emilien Atangana : « Je souhaite que le Président Biya laisse le pouvoir dignement et entre positivement dans l’histoire »

Denis Emilien Atangana vient de démissionner du poste de secrétaire général au sein du Parti des alliances Libérale. Cette décision fait suite au soutien qu’a apporté le président du PAL au chef de l’état Paul Biya. Selon lui ce ralliement est contraire aux convictions et au combat qu’il mène depuis des années. Dans un entretien accordé à CameroonToday, il évoque aussi le calvaire que vit la population de la Lekié à l’aube des élections au Cameroun.

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credit photo: Google

Denis Emilien Atangana vient de démissionner du poste de secrétaire général au sein du Parti des alliances Libérale. Cette décision fait suite au soutien qu’a apporté le président du PAL au chef de l’état Paul Biya. Selon lui ce ralliement est contraire aux convictions et au combat qu’il mène depuis des années. Dans un entretien accordé à CameroonToday,  il évoque aussi le calvaire que vit la population de la Lekié à l’aube des élections au Cameroun.

 

Avez-vous été surpris que Célestin Bedzigui retourne sa veste ?

Célestin Bedzigui est d’abord un père pour moi  j’ai toujours du respect pour lui. Sa décision de soutenir le candidat du RDPC est légitime.  Personnellement j’ai été surpris de ce ralliement. En ma qualité de SG je pense que je méritais d’être au courant de sa volonté de ralliement.  Lorsque le Président fait appel à moi, il me souligne qu’il a déjà notifié l’huissier de justice pour dénoncer la fusion avec l’UNDP et qu’il souhaite que j’occupe le poste de Secrétaire général du Parti. Je me rappelle lui avoir posé trois questions pour éviter des malentendus entre nous. Il m’a rassuré qu’il ne sera candidat à aucune élection. Au moment venu il m’apportera son soutien pour la conquête de la mairie de Monatélé. Il m’a alors chargé d’implanter le PAL sur le plan national et dans la Lekié. J’ai apprécié le projet et j’ai accepté le poste. Au regard des objectifs que nous nous sommes fixés j’avoue avoir été largement surpris de ce ralliement.

 

Il a quand même  pris la peine de faire une note d’information sur son page Facebook. Pensez-vous que les raisons évoquées soient suffisantes pour qu’il ait accepté de soutenir la candidature de Paul Biya ?

S’agissant des raisons qui  ont motivé  le Président à se rallier au Président Biya, je crois qu’il est suffisamment mature pour savoir ce qu’il veut. Je ne le juge pas. Il est un homme libre. Moi je ne pouvais pas le suivre dans cette démarche qui est contraire à mes convictions et au combat que je mène depuis des années. J’ai toujours milité pour l’alternance au sommet de l’état et pour le renouvellement de la classe politique. J’ai d’ailleurs proposé au Président Biya de créer une fondation Paul Biya et de laisser le pouvoir. J’ai également proposé mes services à titre bénévole pour travailler comme secrétaire permanent de la Fondation Paul Biya. Je souhaite que le Président Biya laisse le pouvoir dignement et entre positivement dans l’histoire. Tenu par le devoir de cohérence et constance que m’impose ma conscience et mon engagement  j’ai décidé de retirer ma participation des activités du PAL. Pour le reste je crois que le Président Célestin Bedzigui est mieux placé pour défendre les raisons de son ralliement au Président Biya Paul.

 

Il y a deux ans vous  avez écrit aux élites et aux chefs traditionnels de la Lekié pour ne plus entraîner les populations dans ce que vous avez appelé le « Kong Politique ».  A votre avis pourquoi votre message tombé dans des oreilles de sourds?

Je crois que nos élites sont dans leur théâtre. Elles veulent à tous prix converser leurs avantages et leurs postes. Pour ma part cette élite est inutile pour le département de la Lekié. Cette élite veut parler au nom d’un département qu’elle déteste. Elle se sert juste des populations sans rien lui donner en retour. Il suffit de voir l’état d’enclavement et le taux de chômage des jeunes dans le département pour comprendre que cette élite ne parle que pour elle-même. J’ai à plusieurs reprises interpellé cette élite fameuse de la Lekié sur la nécessité de parler développement et d’arrêter d’entraîner les populations victime du régime de Biya dans le kong  politique. On ne peut pas vous demander  de soutenir Paul Biya sans rien gagné en retour. C’est la vraie sorcellerie qui se passe dans la Lekié. La seule particularité est que cette sorcellerie se déroule en plein jour et sans honte. Comment  peut-on cotiser 50 millions francs CFA pour la campagne d’un homme usé et fatigué quand on sait que le département manque cruellement de forages, de routes, des infrastructures de toute nature ?  Regardez comment les jeunes de la Lekié sont tétanisés par le chômage malgré leur niveau d’étude et leur volonté d’entreprendre c’est  méchant et cruelle de cotiser une telle somme pour la campagne d’un président lorsque les jeunes manque le capital de 500 mille francs CFA  pour se lancer dans entrepreneuriat .

 

Peut-on dire aujourd’hui qu’il y a une opposition au Cameroun? 

Il y a bel et bien une opposition au Cameroun. Il  y a des gens qui ont sacrifié toute leur vie pour se battre pour un Cameroun meilleur. Ils sont nombreux et j’ai beaucoup d’admiration pour eux.

 

Les autres candidats à la candidature ont-ils une chance de renverser le bureau actuel ?

Je crois que seule une grande coalition composé  des partis de l’opposition et des personnalités indépendantes peur faire tomber en urgence le régime Biya. Ceci n’est possible que par une unité d’action, une unité de stratégie et une  unité de moyens. Pour le moment je doute fort sur la capacité de certains candidats déclarés à pouvoir battre campagne et sécuriser les résultats des élections  dans les 360 communes du Cameroun. J’observe avec beaucoup d’attention le congrès du Sdf tout comme le déploiement de Me Akere Muna. Le moment venu j’ai apporterai mon soutien à un candidat capable de provoquer la retraite forcée du Président Paul Biya.

 

 

 

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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