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Cyrille SAM BAKA : « Je serai le catalyseur de la décentralisation »

Les élections sénatoriales auront lieu ce 25 mars et dans les Quartiers généraux des partis politiques, l’heure est aux derniers réglages. Dans les rangs de l’Union Démocratique du Cameroun, les têtes de listes sont sur le terrain, c’est le cas du premier vice-président Cyrille Sam MBaka qui conduit une liste dans le littoral.

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credit photo: Google

Les élections sénatoriales auront lieu ce 25 mars et dans les Quartiers généraux des partis politiques, l’heure est aux derniers réglages. Dans les rangs de l’Union Démocratique du Cameroun, les têtes de listes sont sur le terrain, c’est le cas du  premier vice-président  Cyrille Sam MBaka qui conduit une liste dans le littoral.

 Nous sommes à quelques jours des sénatoriales. Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ?

L’état d’esprit qui m’anime en ce moment est celui d’un combattant en campagne  électorale, depuis 27 ans je mène  un combat politique qui prend  plus de valeur à  chaque échéance électorale car je suis de ceux qui croient au changement par les urnes, raison pour laquelle je participe aux élections.

 L’UDC  aura-t-elle une chance de l’emporter dans la région du Littoral ?

L’UDC a des chances partout où elle se présente car les électeurs  sont des hommes qu’il faut convaincre quelle que soit leur chapelle politique. N’oubliez pas que la politique est d’abord un combat d’idées. Seuls les programmes nous parlent et comptent en ce moment.

Le contexte pré-électoral  est-il le même qu’en 2013

Dans une certaine mesure le contexte est le même,  Elecam est toujours en activité,  les partis politiques représentés à l’assemblée nationale sont toujours présents, d’un autre côté, Elecam a changé d’exécutif, certains candidats sont anciens et d’autres nouveaux, le conseil constitutionnel est en route donc voici le contexte actuel.

 Sur quoi porte votre programme de campagne ?

Mon programme est basé  sur les régions car suite à l’échec de la mise sur pied de notre décentralisation depuis 1996, le développement des communes selon moi passe par la mise à  disposition d’un milliard à chaque commune pendant 3 ans, mais avant la mise à disposition des fonds, les forces vives de la commune vont recenser les projets à réaliser sur la base des spécificités de la commune, l’assiette fiscale sera élargie  à  la 4eme année. Il faut mettre le peuple qui paye ses taxes face au défi de sortir sa commune de la pauvreté. On ne décrète pas seulement la décentralisation, on met aussi les moyens à disposition. Je vais donc au Sénat demander la mise à disposition des moyens nécessaires  et susceptibles d’accélérer la décentralisation dans notre pays. On pourra contenir l’exode rural, l’aventure incertaine dans le désert et l’océan atlantique, combattre le grand banditisme, ceci justifie la pertinence de ma candidature

 Croyez- vous en vos chances dans cette élection ?

Si je ne croyais pas en mes chances, ni celles de ma liste je ne serais pas candidat. On amuse plus la galerie à mon âge.

 Si tel est le cas qu’est-ce que vous apporterez au sénat camerounais ?

Je serai le catalyseur de la décentralisation, car l’inertie qui mine notre pays n’aura plus de place. Je ferai tout pour accélérer le développement des communes qui sont  l’épicentre du développement régional. D’où  la justification du Sénat et l’accompagnement tant sur le plan des textes que sur le plan financier de nos communes, nos départements, nos régions….

 UDC a souvent été considéré comme un parti politique essentiellement tribaliste. Est-ce vrai ?

L’UDC est un parti national, je suis candidat dans le Littoral, je suis du Littoral, l’UDC est la seule formation politique qui respecte l’essence même de la loi sur les régions Car on n’est jamais mieux servi que par sa majesté.  Seuls les fils et filles d’une région connaissent réellement de fond en comble les problèmes de la région  même dans ses coins les plus reculés. Dans nos listes seuls les fils et filles de la région où  nous nous présentons sont candidats. À moins de fabriquer des Camerounais dans le Littoral, l’UDC ne saurait être taxé  de parti tribal ou tribaliste.

 Peut-on s’attendre à des alliances entre le parti au pouvoir et certaines autres formations ?

Les alliances politiques pouvoir-opposition se font entre protagonistes qui se connaissent. Je ne saurais parler des choses dont je n’ai aucune maîtrise.

 L’opposition a-t-elle une chance de remporter le ¼ des sièges au sénat ?

Les électeurs votent dimanche et d’ici-là c’est une éternité. Je ne suis pas de ceux qui spéculent sur ce qui va arriver. Je gère le concret et je fais la Real  Politik.

 Un dernier mot pour les lecteurs

Avant le dernier mot pour les lecteurs, je voudrais m’adresser aux électeurs : les conseillers régionaux n’ont pas encore pris fonction, les conseillers municipaux  sont en activité et font le même travail depuis des lustres. Il est temps de changer la donne en votant pour ceux qui vont débloquer les fonds de Yaoundé vers les régions Ceci donnera plus de consistance au travail des conseillers municipaux et les tiendra pour responsables du sous-développement de leurs régions.  Aux lecteurs je dirai qu’ils ne sont pas électeurs cette fois-ci, ils doivent juste constater que l’UDC est un laboratoire d’idées pour notre pays. Il faudra voter pour l’UDC lors des prochaines échéances électorales pour que le Cameroun soit émergent  le jour dit.

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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