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Politique

Crise Anglophone : Victor Mukete brise le silence

Le Sénateur Mfon Victor Mukete vient de proposer l’instauration d’un fédéralisme à dix Etats pour stopper la crise anglophone au Cameroun. Dans un entretien qu’il a accordé au magazine panafricain Jeune Afrique, le patriarche fait des révélations renversantes.

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credit photo: Google

Le Sénateur Mfon Victor Mukete vient de proposer l’instauration d’un fédéralisme à dix Etats pour stopper la crise anglophone au Cameroun. Dans un entretien qu’il a accordé au magazine  panafricain Jeune Afrique, le patriarche fait des révélations renversantes.

Membre du parti au pouvoir et  du Senat Victor Mukete a tenu des propos crus  en ce qui concerne la crise anglophone. L’homme d’affaire originaire de la région du Sud-ouest  explique que cette crise qui paralyse le Cameroun depuis plus d’un an et demi aurait été évitée «  Si l’on s’était abstenu d’emprisonner des leaders modérés qui n’avaient qu’en définitive des revendications sociales…. ». Le sénateur déplore aussi la marginalisation dont est victime les Anglophones.

« A peine dix anglophones sur les soixante membres du gouvernement… nul ne peut prétendre être à l’aise avec ça »

Interrogé sur cette sortie de Victor Mukete,  le politologue Dr Sosthène Efouba souligne que la marginalisation dont le patriarche fait allusion dans les colonnes du magazine Jeune Afrique  n’est pas aussi extrême comme il veut nous le faire croire.

La marginalisation oui mais extrême non. Cette déclaration me semble excessive, et même maladroite car elle ne vise pas l’apaisement, elle jette plus tôt l’huile dans le feu. A l’observation, le prince est âgé, il est peut être un sage tous les camerounais ont des mêmes problèmes sinon comment expliquez-vous les mémorandums qui fusent de partout, ou encore l’équilibre régional.

Le chef supérieur des Bafaw pense que la mise en place de la commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme arrive tardivement et n’est pas un début de solution à la crise socio-politique. L’homme d’affaire précise que les élites du Sud-ouest et Nord-ouest n’ont rien fait pour que le calme revienne dans ces deux régions.

Aucun des différents premiers ministres anglophones qu’a connus le pays ne s’est jamais montré suffisamment honnête ou courageux pour tirer la sonnette d’alarme et limiter les frustrations

Un avis que ne partage pas le politologue. Il soutient que les propos du patriarche ont des visées électoralistes

Cette sortie est assez curieuse, peut être motivée par l’actualité des élections sénatoriales, pourquoi maintenant ? Pour paraître comme le sauveur du peuple anglophone. Mais pour revenir à votre question aucun régime n’est une panacée car chaque système politique a des forces et faiblesses, alors tout est dans l’esprit et dans la gouvernance.

Victor Mukete termine en prônant l’instauration d’un fédéralisme à dix états. Une idée  que réfute Dr Sosthène Efouba.

La résolution de la crise anglophone passe par l’implémentation de la décentralisation, de l’arrêt des actes terroristes, de la volonté de tous les camerounais à développer le vivre ensemble, le patriotisme, l’intérêt général et l’amour du prochain.

Cette crise anglophone a couté la vie à plus d’une dizaine de forces de sécurité et près d’une centaine de sécessionnistes.

Politique

Comment sont élus les conseillers municipaux au Cameroun

Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct et secret. C’est un scrutin mixte à un tour, comportant un système de représentation proportionnelle

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Photo:@Cameroon tribune

L’article 1 des dispositions de la loi no 91-20 du 16 décembre 1991, fixant les conditions d’élection des députés à l’Assemblée Nationale, sont applicables à l’élection des conseillers municipaux. L’article 2 de cette même loi, stipule que les conseillers municipaux sont élus pour cinq ans, au suffrage universel direct et secret. Leur mandat commence le jour de la première session de plein droit du conseil municipal.

La session de plein droit en question, se tient le deuxième mardi suivant  la proclamation des résultats. Les conseillers municipaux sont intégralement renouvelés tous les cinq ans à la même date, pour l’ensemble du territoire nationale. Toutefois, en cas de nécessité, le président de la République peut, par décret, proroger  ou abréger le mandat des conseillers municipaux pour une durée n’excédant pas dix huit mois, après consultation du Gouvernement et du Bureau du Sénat.

L’article 3 stipule que le scrutin pour l’élection des conseillers municipaux est un scrutin mixte à un tour, comportant un système de représentation proportionnelle. La constitution de chaque liste doit tenir compte des différentes composantes sociologiques de la circonscription. Lorsqu’une liste a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, elle est proclamée élue et  remporte  la totalité des sièges  de la circonscription électorale et dans le cas contraire, elle est attribuée à la liste ayant  la majorité relative des suffrages exprimés.

 

En cas d’égalité de suffrages entre les listes arrivées en tête, ces sièges sont repartis à égalité entre les dites listes. Si le nombre de sièges est impair, le siège supplémentaire est attribué à la liste dont les candidats ont la moyenne d’âge la plus élevée. Cette attribution opérée, les autres sièges sont répartis entre toutes les listes, y compris celles ayant obtenu la majorité relative, à la représentation proportionnelle suivant la règle du plus fort reste.

 

Sont exclues de cette répartition les listes ayant obtenu moins de 5% des suffrages exprimés. Les sièges sont attribués aux candidats dans l’ordre de présentation sur chaque liste. Si plusieurs listes ont la même moyenne pour  l’attribution du dernier siège, celui-ci revient à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. En cas d’égalité de suffrages, le siège est attribué au plus âgé des candidats.

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Les dossiers de candidature pour les élections législatives et municipales

Les candidats aux échéances électorales du 9 février ont jusqu’au 25 novembre 2019, pour réunir les pièces qui constituent les dossiers de candidatures

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Deux rendez-vous électoraux majeurs figurent dans l’agenda politique 2020 au Cameroun. Il s’agit de l’élection des conseillers municipaux et de l’élection des députés à l’assemblée nationale. Concernant les candidats aux élections municipales, la loi n° 92-002 du 14 août 1992 fixant les conditions d’élection des conseillers municipaux, telle que modifiée et complétée par la loi n°20006/010 du 29 décembre 2006, stipule en son article 9 que les candidatures font l’objet, dans les quinze 15 jours suivant la convocation du corps électoral, d’une déclaration en trois exemplaires revêtue des signatures légalisées des candidats. Selon les articles 18 et19  la déclaration de candidature doit mentionner le parti politique auquel elle se rattache, mais également elle doit être accompagnée d’une attestation par laquelle le parti politique investit l’intéressé en qualité de candidat.

 

La déclaration de candidature doit aussi contenir les noms, prénoms, date et lieu de naissance, filiation, profession  domicile des candidats ; le titre de la liste et le parti politique auquel elle se rattache; le signe choisi pour l’impression des bulletins de vote ou pour identifier le parti politique ; le nom du mandataire, candidat ou non, et l’indication de son domicile.

 

La déclaration de candidature est également accompagnée pour chaque candidat;  d’une copie d’acte de naissance datant de moins de trois mois; d’un certificat de nationalité ; d’un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois  mois; d’une déclaration par laquelle l’intéressé certifie sur l’honneur qu’ il n’est candidat que sur cette liste et dont la liste a obtenu au moins 5% de suffrages exprimés dans la commune concernée.

L’article 21 précise pour sa part que chaque candidat doit verser au Trésor Public, un cautionnement fixé à vingt-cinq mille 25.000 francs CFA. Un certificat de versement du cautionnement est établi en triple exemplaire par les services du Trésor. Le cautionnement est restitué à chaque candidat dont la candidature est définitivement déclarée irrecevable. Aussi, aucun retrait de candidat, ni aucune modification de la déclaration de candidature n’est admise  après le dépôt de la liste tel que stipule l’article 23.

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Les candidats aux législatives quand à eux devront fournir les mêmes pièces sauf que  le cautionnement est fixé à 50 000 FCFA. Il faut aussi un certificat de paiement du cautionnement  en trois exemplaires lequel est établi par les services du trésor et être âgé au moins de 23 ans à la date de l’élection.

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Cameroun: les élections législatives et municipales se tiendront le 9 février 2020

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Le processus de renouvellement de la classe politique camerounaise suit son cours. Plus d’un an après la présidentielle, le président de la république Paul Biya a signé dimanche 10 novembre un décret portant convocation du corps électoral « en vue de l´élection des députés de l´assemblée nationale et des conseillers municipaux ». Après deux reports consécutifs en 2018 et en 2019 invoquant  pour l´an dernier un calendrier électoral chargé, les élections législatives et municipales vont finalement se déroulées le 9 février 2020.

L´article 2 du décret précise que « le scrutin est ouvert à 08 heures et clos à 18 heures ». Certains  partis politiques ont accueilli la convocation du corps électoral avec grand intérêt, c’est le cas du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale. Serge Espoir Matomba  premier secrétaire national de cette formation politique n’a pas tardé à réagir  sur son compte twitter. L’homme politique affirme que le PURS y prendra part et appelle ses militants et sympathisants à une forte mobilisation.

Toutefois, le doute persiste quant à la tenue effective du scrutin dans les  deux régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest toujours en guerre. Plusieurs acteurs de l’opposition appellent à l’implémentation des mesures adoptées  à l’issue du Grand dialogue national pour mettre fin à la crise.

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