Connectez-vous avec nous

Actualité

Crise anglophone : La sortie des leaders religieux divise l’opinion

L’initiative des leaders religieux à organiser une conférence en vue de mettre fin à la crise sociopolitique qui secoue les régions anglophones, ne fait pas l’unanimité. Pendent que le gouvernement désapprouve la démarche des hommes de Dieu, certains hommes politiques voient en cela, un moyen efficace de sortie de crise.

Publié

le

Photo: ©Cameroon Intelligence Report

L’initiative des leaders religieux à organiser une conférence en vue de mettre fin à la crise sociopolitique qui secoue les régions anglophones, ne fait pas l’unanimité. Pendent que le gouvernement désapprouve la démarche des hommes de Dieu, certains hommes politiques voient en cela, un moyen efficace de sortie de crise.

Le Cardinal Christian Tumi haut dignitaire de l’Eglise catholique, a réuni autour de lui le mercredi 25 juillet 2018 à Douala, des chefs religieux dont le révérend Babila Georges Fochang de l’église presbytérienne du Cameroun, l’Imam Tukur Mohammed Adamu de la mosquée centrale de Bamenda au Nord- Ouest et l’Imam Alhadji Mohammed Aboubakar de la Mosquée centrale de Buea dans le Sud-Ouest, à l’effet de réfléchir sur les solutions de sortie de crise dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Au terme de cette réunion de concertation qui se tenait dans les locaux  de l’archidiocèse de Douala, un communiqué publié, révèle que les leaders religieux ont convenu de la convocation  d’une conférence anglophone du 29 au 30  Août 2018 à Buéa. Cette sortie médiatique du cardinal Christian  Tumi Archevêque  émérite de Douala au sujet de la crise sociopolitiques qui secoue les régions anglophones, est bien vue par certains acteurs de la scène politiques.

Je crois que c’est une très bonne initiative du cardinal Tumi. Le problème c’est que nous sommes quand même dans un contexte ou l’Etat devrait être pleinement engagé. Donc, il faut que l’Etat valide en quelques sorte ne serait-ce que sur le plan symbolique, cette initiative. Ce qui nous revient après cette initiative du cardinal Tumi  et les autres c’est qu’en effet, l’Etat n’est pas très chaud pour cette conférence. Or dans une telle conférence ou  l’Etat est absent à mon avis, on peut dire que c’est vouée à l’échec parce qu’il y a d’un côté les Ambazoniens qui menacent puisque pour eux, il s’agit de séparer l’Etat Ambazonien du Cameroun. Pour Christian Tumi, c’est de rattraper tous les fils et les filles Sud-Ouest et du Nord-Ouest afin de rester dans l’Etat du Cameroun. Il n’y a que l’Etat qui puisse garantir la sécurité des uns et des autres donc, il faut absolument que l’Etat soit impliqué là-dedans.

Celestin Djamen, cadre du SDF (Social democratic front).

Son éminence le cardinal Christian Tumi, archevêque  émérite de Douala, en compagnie de quelques leaders religieux anglophones, ont émis l’idée d’une conférence générale à l’effet de trouver une solution définitive à la situation de crise sociopolitique et sécuritaire qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et ont posé comme préalables, la libération de toutes les personnes impliquées ou détenues, en relation avec cette crise.

Le SDF l’a demandé il y a de cela un an déjà quand Maître Agbor -Balla, le docteur fontem Neba et bien d’autres ont été arrêtés dans le cadre de cette crise anglophone. On avait posé comme préalable la libération de tous les prisonniers politiques donc, Christian Tumi nous rejoint c’est très bien. Je pense qu’il a tout à fait raison car pour essayer de mettre tout le monde dans les bonnes conditions, il faut d’abord que ceux qui ont été inquiétés ou détenus dans le cadre de cette crise, soient mis en liberté ça c’est la première des choses. Maintenant, on va s’écouter et puis chacun va formuler ses desiderata puis dans ce cas de figure, l’Etat devra prendre des décisions.

Poursuit Celestin Djamen.

Interrogé au journal télévisé du 27 juillet 2018 sur la chaine publique CRTV, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Issa Tchiroma, Bakary désapprouve la démarche des religieux « on ne peut pas également non plus demander à un Etat de droit, comme le nôtre de libérer ceux qui ont tué, massacré et qui se trouvent aujourd’hui arrêtés et qui quoi qu’il arrive, parce que nous sommes dans un Etat de droit, seront donc traduits devant les tribunaux pour répondre de leurs forfaits ». La démarche du cardinal Christian Tumi pour mettre fin à la crise dans les régions anglophone du Cameroun,  n’est donc pas totalement approuvée par le gouvernement.

Actualité

Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

Publié

le

La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

Lire la suite

Actualité

Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

Publié

le

Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

Lire la suite

Actualité

Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

Publié

le

Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

Lire la suite

Populaires