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Politique

Crise Anglophone : Dr Alain Fogue accuse le régime en place

Les affrontements se poursuivent dans la zone Anglophone et les gouverneurs desdites régions ont reçu l’instruction de faire maintenir la paix dixit René Emmanuel Sadi, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation lors la conférence des gouverneurs.

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Les affrontements se poursuivent dans la zone Anglophone et les gouverneurs desdites régions ont reçu l’instruction de faire maintenir la paix dixit René Emmanuel Sadi, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation lors la conférence des gouverneurs.

Occasion pour notre rédaction d’aller à la rencontre du géopoliticien Dr Alain Fogue, pour l’interroger sur un possible retour au calme dans lesdites régions

Pensez-vous que les gouverneurs des régions du Sud-Ouest, Nord-Ouest   de l’Extrême Nord en conclave à Yaoundé puissent avoir la mesure de la situation?

Je ne sais pas si on peut dire si les gouverneurs ont la maitrise de la situation dans les trois régions que vous venez d’énumérer. Le fait est que le gouvernement a dessiné le diable au mur dans la zone Anglophone en souhaitant à tout prix avoir la guerre civile et des terroristes. Maintenant que la guerre civile est là,  je ne peux pas dire que la situation lui échappe totalement, non ! Le gouvernement réalise que la guerre civile qu’il a souhaité depuis février dernier  est devenue très dangereuse pour le pays, il est encore temps que les mauvais élus qui sont au pouvoir arrêtent de dicter les lois de l’état.  Les forces de défense et de sécurité n’ont rien à faire dans cette crise, la crise anglophone est un problème purement politique malheureusement le politique s’est effacé en envoyant les militaires et gendarmes affrontés des personnes qui se battent pour les problèmes existentiels. Pour me résumer, le régime en place n’y accorde aucun intérêt

Y a-t-il une possibilité qu’on retrouve le calme dans ces régions avant les élections ?

Ça dépend du président de la République car il y a possibilité de faire ce que tout le monde lui demande tant au niveau national qu’international : le dialogue. Il peut aussi décider de laisser la situation aussi tendue en pensant peut-être que les élections vont être reportées. Le fait est que le Cameroun est économiquement essoufflé, voyez- vous  on mobilise un hélicoptère pour aller récuperer six tenues militaires et  un civil à pompe, vous imaginez le coup financier d’une telle opération ? Et si on doit les multiplier de telles opérations d’où viendra l’argent ?  Le Cameroun a pour principal partenaire économique le Nigeria mais le Cameroun sur toute sa frontière avec le Nigeria c’est-à-dire près de 2000 kilomètres est pris en otage par Boko Haram dans le Nord et l’Extrême nord et maintenant la crise anglophone dans le Sud-ouest et Nord-Ouest. Ça fait quatre régions dont l’économie est en berne, dites-moi où le Cameroun va trouver de l’argent pour mener ces guerres ?

 Que doit-on faire pour que ces régions ne deviennent pas incontrôlables ?

Paul Biya doit descendre de son orgueil et se rappeler qu’il est président de la nation, les gens sont en train de mourir. Il est le garant de la paix au Cameroun, il doit aller à la rencontre du peuple camerounais et des autres. L’organisation d’un dialogue national est impérative car on ne peut pas parler de la question anglophone sans évoquer la  question de la représentativité des élites  ou du code électoral. Comment voulez-vous avoir des élites quand le système électoral est biaisé ?  Tout peut encore rentrer dans l’ordre c’est au chef de l’état d’en décider.

 

Politique

Comment sont élus les conseillers municipaux au Cameroun

Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct et secret. C’est un scrutin mixte à un tour, comportant un système de représentation proportionnelle

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Photo:@Cameroon tribune

L’article 1 des dispositions de la loi no 91-20 du 16 décembre 1991, fixant les conditions d’élection des députés à l’Assemblée Nationale, sont applicables à l’élection des conseillers municipaux. L’article 2 de cette même loi, stipule que les conseillers municipaux sont élus pour cinq ans, au suffrage universel direct et secret. Leur mandat commence le jour de la première session de plein droit du conseil municipal.

La session de plein droit en question, se tient le deuxième mardi suivant  la proclamation des résultats. Les conseillers municipaux sont intégralement renouvelés tous les cinq ans à la même date, pour l’ensemble du territoire nationale. Toutefois, en cas de nécessité, le président de la République peut, par décret, proroger  ou abréger le mandat des conseillers municipaux pour une durée n’excédant pas dix huit mois, après consultation du Gouvernement et du Bureau du Sénat.

L’article 3 stipule que le scrutin pour l’élection des conseillers municipaux est un scrutin mixte à un tour, comportant un système de représentation proportionnelle. La constitution de chaque liste doit tenir compte des différentes composantes sociologiques de la circonscription. Lorsqu’une liste a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, elle est proclamée élue et  remporte  la totalité des sièges  de la circonscription électorale et dans le cas contraire, elle est attribuée à la liste ayant  la majorité relative des suffrages exprimés.

 

En cas d’égalité de suffrages entre les listes arrivées en tête, ces sièges sont repartis à égalité entre les dites listes. Si le nombre de sièges est impair, le siège supplémentaire est attribué à la liste dont les candidats ont la moyenne d’âge la plus élevée. Cette attribution opérée, les autres sièges sont répartis entre toutes les listes, y compris celles ayant obtenu la majorité relative, à la représentation proportionnelle suivant la règle du plus fort reste.

 

Sont exclues de cette répartition les listes ayant obtenu moins de 5% des suffrages exprimés. Les sièges sont attribués aux candidats dans l’ordre de présentation sur chaque liste. Si plusieurs listes ont la même moyenne pour  l’attribution du dernier siège, celui-ci revient à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. En cas d’égalité de suffrages, le siège est attribué au plus âgé des candidats.

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Les dossiers de candidature pour les élections législatives et municipales

Les candidats aux échéances électorales du 9 février ont jusqu’au 25 novembre 2019, pour réunir les pièces qui constituent les dossiers de candidatures

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Deux rendez-vous électoraux majeurs figurent dans l’agenda politique 2020 au Cameroun. Il s’agit de l’élection des conseillers municipaux et de l’élection des députés à l’assemblée nationale. Concernant les candidats aux élections municipales, la loi n° 92-002 du 14 août 1992 fixant les conditions d’élection des conseillers municipaux, telle que modifiée et complétée par la loi n°20006/010 du 29 décembre 2006, stipule en son article 9 que les candidatures font l’objet, dans les quinze 15 jours suivant la convocation du corps électoral, d’une déclaration en trois exemplaires revêtue des signatures légalisées des candidats. Selon les articles 18 et19  la déclaration de candidature doit mentionner le parti politique auquel elle se rattache, mais également elle doit être accompagnée d’une attestation par laquelle le parti politique investit l’intéressé en qualité de candidat.

 

La déclaration de candidature doit aussi contenir les noms, prénoms, date et lieu de naissance, filiation, profession  domicile des candidats ; le titre de la liste et le parti politique auquel elle se rattache; le signe choisi pour l’impression des bulletins de vote ou pour identifier le parti politique ; le nom du mandataire, candidat ou non, et l’indication de son domicile.

 

La déclaration de candidature est également accompagnée pour chaque candidat;  d’une copie d’acte de naissance datant de moins de trois mois; d’un certificat de nationalité ; d’un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois  mois; d’une déclaration par laquelle l’intéressé certifie sur l’honneur qu’ il n’est candidat que sur cette liste et dont la liste a obtenu au moins 5% de suffrages exprimés dans la commune concernée.

L’article 21 précise pour sa part que chaque candidat doit verser au Trésor Public, un cautionnement fixé à vingt-cinq mille 25.000 francs CFA. Un certificat de versement du cautionnement est établi en triple exemplaire par les services du Trésor. Le cautionnement est restitué à chaque candidat dont la candidature est définitivement déclarée irrecevable. Aussi, aucun retrait de candidat, ni aucune modification de la déclaration de candidature n’est admise  après le dépôt de la liste tel que stipule l’article 23.

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Les candidats aux législatives quand à eux devront fournir les mêmes pièces sauf que  le cautionnement est fixé à 50 000 FCFA. Il faut aussi un certificat de paiement du cautionnement  en trois exemplaires lequel est établi par les services du trésor et être âgé au moins de 23 ans à la date de l’élection.

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Cameroun: les élections législatives et municipales se tiendront le 9 février 2020

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Le processus de renouvellement de la classe politique camerounaise suit son cours. Plus d’un an après la présidentielle, le président de la république Paul Biya a signé dimanche 10 novembre un décret portant convocation du corps électoral « en vue de l´élection des députés de l´assemblée nationale et des conseillers municipaux ». Après deux reports consécutifs en 2018 et en 2019 invoquant  pour l´an dernier un calendrier électoral chargé, les élections législatives et municipales vont finalement se déroulées le 9 février 2020.

L´article 2 du décret précise que « le scrutin est ouvert à 08 heures et clos à 18 heures ». Certains  partis politiques ont accueilli la convocation du corps électoral avec grand intérêt, c’est le cas du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale. Serge Espoir Matomba  premier secrétaire national de cette formation politique n’a pas tardé à réagir  sur son compte twitter. L’homme politique affirme que le PURS y prendra part et appelle ses militants et sympathisants à une forte mobilisation.

Toutefois, le doute persiste quant à la tenue effective du scrutin dans les  deux régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest toujours en guerre. Plusieurs acteurs de l’opposition appellent à l’implémentation des mesures adoptées  à l’issue du Grand dialogue national pour mettre fin à la crise.

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