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Cameroun : Prestation de serment mal accueillie par le MRC

Le président de la République Paul Biya dans son discours d’investiture du 6 novembre 2018, invite les séparatistes anglophones à déposer les armes. Une sortie qui ne convainc pas le MRC, qui continue de revendiquer la victoire de cette élection

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Photo:fr.africanew.com

Conformément à la constitution du Cameroun, le président de la République S.E Paul Biya a prêté serment  au palais de l’assemblée nationale le mardi 6 novembre 2018. Dans son discours, le chef de l’Etat a souligné que son action au service du peuple camerounais au cours de ce septennat qui s’ouvre, sera guidée par deux principes majeurs dont une fidélité absolue aux institutions de la république et un engagement  personnel irrévocable à se conformer aux obligations définies par la loi fondamentale. Une fois inverti, le président de la république, s’est évertué à expliquer aux populations des régions anglophones que leur place, se trouve à la communauté nationale et pour répondre à leurs frustrations, il  promet une grande autonomisation des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest Cameroun. Le président Paul Biya a par ailleurs lancé l’appel aux séparatistes anglophones de déposer les armes.

Dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest, des forces négatives ont cru pouvoir profiter des revendications d’ordre corporatiste pour essayer de mettre en œuvre un projet de sécession il s’en est suivi une succession d’actes de violences terroristes auxquels, le gouvernement a répondu en prenant des mesures nécessaires pour préserver l’ordre public ainsi que la sécurité des citoyens et de leurs biens » S.E Paul Biya, président de la République du Cameroun.

Pour son premier discours du premier septennat, le président de la République a également annoncé l’accélération du processus de décentralisation « un bon nombre de réponse à ces préoccupations et a  ces aspirations sera apporté dans le cadre de l’accélération du processus de  décentralisation en cours dans les meilleurs délais possibles ; des mesures seront prises pour élargir le champ de compétence des collectivités territoriales afin de leurs donner les moyens d’une plus grande autonomie » des déclarations qui ont suscitées des  acclamations de ses partisans enthousiastes et optimistes quand à l’avenir du Cameroun. Cependant, au Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), la sortie du Président Paul Biya ne convainc pas. Ici, l’on pense  que c’est un discours redondant qui ne s’ouvre sur aucune perspective réelle car ce  sont les mêmes promesses jamais réalisées.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux le vendredi premier novembre 2018, le candidat Maurice Kamto arrivé derrière Paul Biya au scrutin présidentiel avec 14,23% des voix, assure que l’élection a été marquée par des fraudes en dépit des quels « le conseil constitutionnel a décidé de proclamer Paul Biya vainqueur sur la base de document fabriqués pour la circonstance par les officines du pouvoir et en totale contradiction avec la vérité des urnes » L’avocat camerounais invite ce dernier à « prendre ses responsabilités pour que la volonté du peuple camerounais souverain soit restituée conformément à la volonté des urnes » et propose à cet effet « la mise en place d’une commission internationale indépendante, acceptés par les partis qui seront chargés du recomptage des votes bureau de vote par bureau de vote » « je m’engage solennellement à respecter les conclusions de cette instance même si elle me sont défavorables » a-t-il affirmé.

« Nous n’accepterons jamais les résultats proclamés par un conseil constitutionnel partiel qui a décidé d’ignorer les faits, la justice et la démocratie » a affirmé le politicien Maurice Kamto qui entend néanmoins faire triompher la vérité par des moyens pacifiques. Le président du mouvement pour la renaissance du Cameroun avait lui déclaré sa victoire dès le lendemain du scrutin, le 8 octobre.

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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