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Cameroun : Le gouvernement rejette encore les allégations d’exécution sommaires par les militaires

Le gouvernement continu de rejeter les vidéos d’exécution des civiles circulant sur les réseaux sociaux, comme étant l’œuvre des soldats camerounais. Du côté de l’opposition, l’on souhaite que la lumière soit faite sur d’autres cas d’exactions de forces de défense et de sécurité.

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Photo: ©cameroun24.net

Le gouvernement continu de rejeter les vidéos d’exécution des civiles  circulant sur les réseaux sociaux, comme étant l’œuvre des soldats camerounais. Du côté de l’opposition, l’on souhaite que la lumière soit faite sur d’autres cas d’exactions de forces de défense et de sécurité

En juillet 2018, une vidéo montrant des hommes en uniforme militaire exécutant deux femmes  soupçonnées de liens avec la secte terroriste Boko Haram, et deux enfants, dont un nourrisson, a fait le tour d’internet. Amnesty international et des organisations camerounaises de défense des droits de l’homme, avaient attribuées les actions montrées sur la vidéo à l’armée camerounaise, ce qu’avait démenti le gouvernement, qualifiant ces informations de « fake news » et avait à cet effet, parlé d’un grossier montage, ayant pour but de déstabiliser  les forces de sécurité. Le ministre de la communication avait néanmoins annoncé, le 11 juillet dernier, l’ouverture d’une enquête ordonnée par le président de la république « pour élucider cette affaire ». L’enquête ouverte a permis   d’arrêter un total de sept éléments des forces armées de différents grades, soupçonnés de faire partir des auteurs de cette vidéo. Ces personnels militaires, bénéficie de la présomption d’innocence a  fait savoir le ministre de la communication, au journal de 7 H sur les antennes de Equinoxe radio le lundi 13 Août 2018. « Vendredi dernier donc j’ai eu à commettre un communiqué dans lequel j’ai annoncé qu’au terme des investigations telles que instruites par le chef de l’Etat, sept personnels de nos forces de défense et de sécurité ont été arrêtés et déférés aux tribunaux de compétences mais, que ces personnels jouissaient naturellement de la présomption d’innocence »

La controverse s’estompe à peine sur la première vidéo qu’une deuxième vidéo d’exécution, fait le buzz sur les réseaux sociaux. Notamment, celle-là présente des hommes armés tirant sur une dizaine de civils la face contre terre ou assis contre un mur. Selon l’ONG Amnesty international, la vidéo aurait été tournée  avant 2016 dans la localité de chigachia dans la région de l’Extrême-nord. Le gouvernement rejette également cette  nouvelle vidéo.

S’agissant maintenant de la deuxième vidéo en circulation, là également au non de notre gouvernement je rejette, parce qu’aussi longtemps qu’on n’aura pas établi de manière incontestable l’origine et l’appartenance des soldats qui auraient perpétrés ses exécutions sommaires, il est question naturellement pour le gouvernement de rejeter. Cette vidéo également fera l’objet d’une investigation poussée instruite par le chef de l’Etat et une fois que les résultats seront connus naturellement, je convierais la presse pour porter à sa connaissance les résultats de ces investigations. Je continue en faisant remarquer une vérité qui est de la palissade, aucune armée au monde quel que soit sa puissance ne peut prétendre immuniser des bavures des manquements d’une infime minorité de cette armée. S’agissant maintenant de notre armée, je dirais simplement que c’est une partie infiniment petite qui malheureusement s’est trouvé impliqué et c’est ce que nous avons appelés les brebis galeuses qui se trouvent impliqués. Mais le chef de l’Etat a instruit pour que quelque soit la position de leur force de défense et de sécurité en opération, que les droits de l’homme soit protégés.

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la communication s’est exprimé au cours du journal de 7 H sur les antennes d’Equinoxe radio le lundi 13 Août 2018.

Réagissant à l’affaire de cette vidéo d’exécution sommaires, Le candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun Maurice Kamto au cour d’une conférence de presse donnée le lundi 13 Août 2018 au siège de son parti le MRC au quartier Odza  à Yaoundé, dit «je ne veux pas que notre armée soit trainée dans la boue ». Au-delà de la mise en examen des sept militaires, le MRC demande au gouvernement « de ne pas s’arrêter à cette vérité qu’il a été contraint de concéder. Mais d’ouvrir rapidement une enquête sur d’autres cas d’exactions de forces de défense et de sécurité » Les scènes de crimes plongent encore dans l’effroi. Il revient donc au gouvernement camerounais de clarifier la situation pour que soit lavé l’honneur de l’armée camerounaise.

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Cameroun: Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’oppose aux actes de délinquances

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La violence, un comportement à réprimer. Le gouverneur de la région du littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua refuse que la terreur dresse son lit dans son unité de commandement.

En effet, les évènements survenus entre jeudi 31 octobre et samedi 2 novembre 2019, à New Bell, dans l’arrondissement de Douala II n’ont aucun lien avec un conflit entre communautés comme ont pensé certains. Des groupes de jeunes armés de machettes et autres armes blanches ont agressé les populations de Nkololoun, chefferie Bonapriso etc. Tout serait parti d’une dispute autour d’une jeune fille habitant le quartier Ngonsoa. Celle-ci entretient des relations amoureuses avec deux jeunes. Le jeune homme vivant au quartier Haoussa serait venu rendre visite à sa copine à Ngonsoa et l’aurait trouvé en galante compagnie. Une dispute va éclater et se terminer en bagarre où le vaincu retournera dans son quartier chercher du renfort.

Au cours d’une réunion de crise convoquée le dimanche 03 octobre 2019, au cercle municipal de Douala II, le patron du littoral a précisé qu’ « il n’y aucun affrontement intercommunautaire à New Bell »  avant de poursuivre que « des dispositions ont étés prises pour que cela ne se reproduise plus » Cette rencontre tenue dans le but de faire régner l’ordre et la discipline a porté des fruits car aujourd’hui, le calme règne à présent dans ce secteur. Les activités ont normalement repris même si certains habitants avouent vaquer à leurs occupations la peur au ventre.

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Séquestrées par le chômage

Il n’y a pas d’exception pour le pays de Samuel Eto’o. Comme partout ailleurs dans le monde, la femme camerounaise subit le chômage de plein fouet. Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi révèle que les femmes sont les plus touchées par le chômage au Cameroun avec un taux de 4, 5% contre 3,1% chez les hommes. Par ailleurs, une étude menée par l’organisation internationale du travail montre que les femmes représentent moins de 50% de la population active dans le monde. Entre maternité et salaire de misère, le fossé est grand pour se faire une place au soleil.

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Photo@afrikinfo.net

Son sac à main suspendu à son poigné, Marguerite revient d’un entretien d’embauche et est plutôt déçue «  cela fait six mois que j’ai postulé dans une société de fabrication de mèches. Aujourd’hui, ils m’ont appelé et me propose 35 000F CFA de salaire par mois » la jeune dame de 30 ans titulaire d’un  Baccalauréat, dit n’avoir pas eu d’autre choix que d’accepter car, trouver  un travail rémunéré est vraiment difficile. Il faut dire que comme Marguerite, de nombreuses femmes peinent à trouver un travail décent. En les voyant très souvent au volent de grosses voitures on pourrait croire que  la gente féminine souffrent moins du problème de chômage au Cameroun. Pourtant, au regard des chiffres révélés par le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, l’on constate que c’est tout le contraire. Ce document  indique  d’ailleurs que le taux de sous emploi au Cameroun est de 70% et les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 4, 5% contre 3, 1% chez les hommes. Mais alors, comment peut- on avoir un taux de chômage aussi élevé chez les femmes ? À ce sujet,  des responsables d’entreprises parlent du salaire dérisoire   pour expliquer la surreprésentation des femmes dans le chômage.

Le salaire que proposent les employeurs repousse très souvent de nombreuses femmes en quête d’emploi. Celles qui ont la chance de décrocher un poste, ne peuvent malheureusement pas subvenir à leurs besoins encore moins, à ceux de leurs familles avec le maigre salaire qu’elles reçoivent. Pis encore si elles doivent emprunter un moyen de transport au quotidien pour se rendre au lieu de service. Ludovic Dacleu est le patron  d’une entreprise informatique. L’homme d’affaire estime  que, entre le salaire de misère qui leurs est proposé et leurs progénitures, le choix n’est pas difficile à faire « Aujourd’hui, les femmes refusent de laisser leurs enfants  et de travailler pour un salaire de misère. Pourtant, un homme préfère un salaire de misère que de rester à la maison » Est-ce l’unique raison qui expliquerait que les hommes et les femmes ne sont pas logés dans la même enseigne en matière d’emploi ? Titiane Mefowet, responsable d’établissement scolaire pense que non « Lorsqu’une femme se présente  et qu’elle est enceinte, il est clair qu’elle ne va pas tenir toute l’année. On  sera obligé de la remplacer avant que l’année ne finisse. C’est une défaveur pour elle. Outre la maternité, le désir de certains époux de garder leurs épouses pour eux fait également partie des causes du sous-emploi féminin poursuit Titiane Mefowet « Il y a des conjoints qui viennent au lieu de service dire qu’ils ne veulent pas que l’on recrute leurs femmes, parce qu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison »

D’un autre coté, les entrepreneurs ne tergiversent pas quand il faut choisir entre un homme et une femme pour le même poste. « On se dit de façon mentale la femme n’aura pas le rendement de l’homme, parce qu’un chef d’entreprise veux maximiser son rendement » affirme Ludovic Dacleu. Ainsi, la possession d’un diplôme ou même des compétences requises, ne garantissent pas toujours l’emploi à la femme au Cameroun pour preuve,  moins de la moitié des femmes sont aujourd’hui activent principalement en Afrique sur une population estimée en pourcentage à 49,6 d’après un rapport 2017 de l’ONU sur les « les perspectives révisées de la population mondiale » aussi,  l’institut nationale de la statistique  indique par ailleurs que l’âge des chômeurs est d’environ 28 ans chez les hommes et de près de 27 ans chez les femmes.

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Grand dialogue national: le passage mémorable des ex-combattants séparatistes

Malgré l’absence des principaux chefs séparatistes, le « Grand dialogue national » s’est ouvert le 30 septembre 2019 au Cameroun. À l’ouverture de ces assises nationales, quelques jeunes présentés comme des ex-combattants séparatistes repentis ont plaidé pour la paix au Cameroun.

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Photo@cameroun24.net

Le « grand dialogue national » annoncé mi-septembre par le président de la république Paul Biya a été  lancé au Cameroun, pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier entre Yaoundé et des séparatistes anglophones dans l’ouest. Devant des Politiques, religieux et chefs traditionnels, le premier  ministre Joseph Dion Ngute a proposé aux participants d’être « de véritables artisans de la paix » lors des cinq jours prévus pour le grand dialogue à Yaoundé. Le premier ministre a par ailleurs rendu hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des congrès de Yaoundé.

Depuis 2016, des camerounais anglophones protestent contre ce qu’il appellent la marginalisation par le pouvoir central ce qui a poussé les jeunes à se radicaliser « Nous décrions la marginalisation et les inégales répartitions de richesses et d’accès à l’emploi » a  indiqué lors du lancement du dialogue Yannick Kawa Kawa, porte- parole des ex-combattants séparatistes. « Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés » va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité.

Le porte-parole des ex-combattants séparatistes n’a cependant pas manqué de demander pardon au peuple camerounais, pour les atrocités commises par son groupe armé durant la crise et rappelé son attachement à l’unité du pays, tout en invitant les autres jeunes combattants des groupes séparatistes armés à déposer les armes. Le discours de l’ex-combattant sécessionniste Yannick Kawa Kawa a été très applaudi par l’assistance constituée en bonne partie des ressortissants des régions anglophones.

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