Connectez-vous avec nous

Actualité

Cameroun : L’appel du président français à l’endroit de son homologue camerounais de rajeunir la classe politique est-elle envisageable ?

Le doute plane sur la prédisposition du Président de la république Paul Biya, à permettre à la jeunesse de s’exprimer. Si après 36 ans au pouvoir des mutations n’ont pas été faites dans ce sens, la possibilité que cela arrive aujourd’hui est quasi inexistante

Publié

le

Photo:kamerinfos.com

Le président  français Emmanuel Macron a adressé une lettre à son homologue camerounais Paul Biya le 25 octobre 2018 pour le féliciter de sa récente réélection, tout en l’appelant à rajeunir la classe politique bref, il suggère au président de penser à la jeunesse camerounaise. Après les résultats de l’élection dernier tel que publiés par le conseil constitutionnel, la jeunesse se sent découragées, voire même déçue car plusieurs estiment, qu’elle n’a  pas été entendue.

Quand vous connaissez l’homme que l’on appelle le président Paul Biya depuis 36 ans es-ce qu’il est prédisposé à permettre à la jeunesse de s’exprimer, d’occuper les hautes fonctions? J’en doute très fort parce que, ça fait quand même 36 ans que le président Biya occupe les hautes fonctions présidentielles. C’est  lui qui est le président depuis 36 ans lorsque vous regardez son gouvernement, je pense que le plus jeune ministre du Cameroun à 50ans. Quand vous allez dans un pays comme la côte d’ivoire, plus de la moitiée des membres du gouvernement ont moins de 40ans ici, chez nous, le plus jeune ministre a 50ans ont vous le présente comme un jeune. Aujourd’hui, vous avez vu des jeunes et des jeunes candidats à l’élection présidentielle qui ont moins de 40ans es ce qu’il y a un ministre dans ce pays qui à moins de 40ans, es ce qu’il y a un directeur  général dans ce pays qui a moins de 40ans, je dis que non.

Simon Kack Kack, analyste politique s’est exprimé le dimanche 4 novembre 2018 au cours de l’émission « Droit de Réponse » sur Equinoxe télévision.

Le président Paul  Biya  a été déclaré le 22octobre officiellement  réélu pour un septième mandat à l’âge de 85 ans. Après avoir passé 36 ans au pouvoir,  nombreux sont pessimistes quand à l’avenir du Cameroun pour les  sept prochaines années. Dans le pays, l’accès aux soins de santé de qualité, à l’éducation et à l’eau potable pour ne citer que ces exemples, reste difficile. La corruption a gagné tous les secteurs d’activité, de plus en plus, des jeunes et forts, veulent s’impliquer dans la politique et dans les affaires de la société mais, l’occasion ne leur est pas donnée. Pourtant,  le Cameroun appartient à tous ses fils et filles en quête de changement.

Les clés du changement dans ce pays ça c’est mon point de vue,  ne se trouvent pas entre les mains du président Biya. Les clés du changement se trouvent bel et bien entre les mains des acteurs politiques de l’opposition. Je rassure d’abord  la jeunesse ;  les acteurs politiques de l’opposition sont prédisposés à servir la jeunesse et j’invite maintenant les acteurs politiques de l’opposition à trouver le meilleur stratagème possible pour rassurer cette jeunesse, question de trouver la meilleur formule pour les échéances à venir parce que moi personnellement, je pense que le vrai changement  dans ce pays doit commencer par le contrôle des collectivités territoriales  décentralisées et c’est et ça l’enjeu des prochaines élections municipales. 

Poursuit Simon Kack Kack.

Le Cameroun aujourd’hui, a besoin de nouveaux hommes politiques capables d’impulser le changement. Il est donc clair que le renouvellement  du personnel politique dans la transparence, pourrait créer un environnement propice au travail.

Actualité

État comateux des routes au Cameroun

Les usagers et les automobilistes camerounais sont mécontents. En effet, le délabrement de nombreuses routes entrave le bon déroulement des activités du pays. A Douala, poumon économique du pays, l’état désastreux des routes inquiète.

Publié

le

Photo:@cameroon-Info.Net

Raoul Sidjeu, garagiste de formation préfère se rendre au travail à pied comme une bonne partie des habitants de son quartier. « J’ai choisi la marche car j’ai peur de tomber de la moto tellement il y a des secousses» explique ce jeune trentenaire domicilié à Washington, un quartier de Bonabéri. Il doit partir de chez lui à 7H 30 du matin, parfois dans une chaleur déjà étouffante pour le quartier New-Bell où il travaille. « C’est un véritable gâchis de circuler dans certains quartiers de la capitale économique tant les routes sont mauvaises » ajoute-t-il. En effet, les routes sont en majorité parsemées de nids de poules, de flaques d’eaux et de bosses. Si les usagers sont autant apeurés et très souvent énervés par la route, C’est parce que c’est leur gagne pain. A Bonabéri dans le 4ème arrondissement de Douala, l’état de la route ralentit l’activité professionnelle. « Sortir d’ici avec les passagers n’est pas facile ! On a les Pneus crevés, les amortisseurs qui se cassent et il faut tout le temps être au garage. » Affirme Bastian Nkoua, motocycliste depuis cinq ans.

Le spectacle est identique à Mboko, le 3ème arrondissement de Douala, l’une des communes les plus vastes de la ville et par conséquent, l’une des plus peuplées. Là aussi, c’est le même son de cloche, les habitants n’en peuvent plus. Yvette Ngueule habitante de ce quartier et maman de quatre enfants confie qu’enceinte, « prendre une moto est un risque trop grand pour son bébé à naître. De plus cet état des routes la rend malade en transport. » le retour des pluies et la rentrée des classes n’arrange pas les choses. Les usagers appréhendent l’agrandissement des crevasses ce qui rendra encore plus difficile la conduite.

Du côté des commerçants, les propriétaires de boutiques font eux aussi partie des infortunés. Dans ce secteur, les activités évoluent au ralentie depuis quelques mois déjà, les frais de transport sont passés du simple au double « Pour vous laisser à l’entrée carrière, un conducteur de moto vous prend à 300F après l’avoir supplié. Avec la marchandise, on est parfois obligé de dépêcher un taxi» souligne Martin Talentueux commerçant. Au Cameroun le problème de l’entretient des routes se pose donc avec insistance. Cependant, plusieurs estiment que Curer régulièrement les caniveaux  permettrait de ralentir leur dégradation cela implique également, le civisme des populations.

Lire la suite

Actualité

Salaires fictifs: Le grand déballage

Au Cameroun, un peu plus de 10 000 agents publics fictifs ont été découverts et supprimés du fichier solde de l’Etat permettant au Trésor de réaliser une économie de 30 milliards de FCFA.

Publié

le

Photo: lavoixdesdecideurs.biz

Le 26 juillet 2019 le tribunal criminel spécial(TCS) a jugé coupable, 10 personnes ayant participé à la distraction de 1,5 milliard de FCFA des caisses du trésor public à travers le virement des salaires à 102 militaires fictifs. Ils ont été formés dans le cadre des campagnes de recrutement militaires organisées en 2004 et 2007. Le TCS a infligé aux accusés des condamnations allant de 10 ans de prison à la perpétuité.

L’hebdomadaire EcoMatin renseigne que, parmi les condamnés figurent des personnels  du ministère de la défense(Mindef) en poste à l’époque des faits à la direction du commissariat interarmées (Dircia), service où ont été crées les matricules fictifs ayant servi pour le paiement des salaires évoqués. Il s’agit entre autres du colonel, Epopa Gilles Théodore, ancien chef de bureau de solde et des effectifs et du commandant Ebogo Messi Jean Guillaume, ancien chef  de bureau de la solde. Les deux hommes condamnés à vie se sont évaporés dans la nature, bien avant le procès.

Le journal renseigne également qu’à cette liste s’ajoute, Jacqueline Bayeck, ancienne cadre au ministère des finances(Minfi) rattaché à la perception du Mindef. Pour ceux qui sont arrêtés et mis en prison on se demande bien à quoi ca sert ? Dans ce lieu  où l’on ressasse le passé et les regrets tombent pour certains, où l’illusion a disparu pour d’autres et l’espoir le moteur de soutient de plusieurs, des détourneurs de deniers public semblent être mieux lotis que ceux qui vivent dans la promiscuité.

Les salaires fictifs, depuis quand est-ce que cela a commencé ? Combien de temps cela a duré ? Il est clair qu’en dépit des innombrables appels lancés par le gouvernement, Le phénomène des fonctionnaires fantômes est toujours bel et bien présent au Cameroun. Selon  Jean Robert Wafo  ministre du Shadow Cabinet  en charge de l’information et des médias du Social democratic front(SDF) « Des mafias siphonnaient des caisses de l’Etat 96 milliards de FCFA par mois soit 1920 milliards de FCFA siphonnés en 20 ans plus précisément de 1987, année où le Cameroun tombe officiellement en crise à 2006 année du début de cette opération d’assainissement du fichier solde de l’Etat » Alors qu’est-ce que cela augure ? Certains estiment que nous secrétons la corruption et ne  sommes pas près d’y mettre fin. Plusieurs ont du mal à concevoir que l’on passe de 87 à 16227 fonctionnaires fictifs à 22000 aujourd’hui. C’est à croire que, des  camerounais sont ingénieux à piller l’Etat au lieu d’être ingénieux  à transformer la vie des camerounais voire poser des actes qui puissent être utiles à tout le monde. Serait-ce  devenu un style de vie ? Il semblerait.

Comment est-ce que certaines personnes ont pu détourner des milliards et les ministres qui se sont succédé  n’ont rien pu  voire ?  Le ministre des finances est-il la personne qui était destinée  à arracher les mauvaises herbes ? En effet, le ministère des Finances affirme avoir déjà retiré du fichier solde de l’État du Cameroun, plus de 10 000 agents publics fictifs dans le cadre du comptage physique du personnel de l’État (Coppe), lancé en avril 2018  par Louis Paul Motaze. Cette exclusion massive des bordereaux de paiement  permet également au Trésor de réaliser une économie annuelle de près de 30 milliards de FCFA. Toujours selon le Minfi, Cette opération a déjà permis à la fonction publique camerounaise d’identifier et d’expurger du fichier solde de l’État, des agents publics y émargeant irrégulièrement, du fait d’une absence non justifiée, d’une démission ou d’un décès non déclaré.

On se souvient qu’en  juillet 2018, la deuxième phase du comptage physique avait permis de détecter quelques 44 000 fonctionnaires présumés fictifs ou décédés et dont les salaires étaient perçus par des tiers.  Il faut dire que l’opération s’est achevée le 4 janvier dernier. Elle s’est tenue d’avril à juillet 2018, puis d’octobre à janvier 2019. On parle d’assainissement du fichier solde de l’Etat. Mais à quoi renvoie cette notion ? Le ministère des Finances (Minfi) a fait savoir que, «l’assainissement du fichier solde est un processus permanent qui vise la mise à jour de ce dernier, afin qu’ils n’y figurent que les agents publics régulièrement recrutés, placés dans leurs situations administratives et salariales idoines. Il s’agit ici du nettoyage du fichier solde en vue d’en évacuer non seulement les agents publics décédés, démissionnaires, en situation d’absence irrégulière, en détachement, mis en disponibilité, etc., mais aussi les éléments de rémunération indus». Qui sont les personnes impliquées dans la gestion de la solde ? On parle entre autres de plusieurs directions et services du ministère des Finances.

D’ailleurs, qu’appel t-on fonctionnaires fictifs ? Pour mieux le comprendre, le fonctionnaire fictif ce n’est pas celui qui ne travail pas et qui touche des salaires. Il y a des personnes qui sont visiblement charger de gérer le fichier solde de l’Etat qui ont introduit des noms supplémentaires. Tenez par exemple  un chef d’entreprise qui a dix employés peut percevoir le salaire de vingt employés du fait qu’il ait ajouté dix autres personnes qui ne sont en service que dans sa tête. Pour mémoire, c’est en 2010 que l’Etat camerounais a lancé une opération de comptage physique de son personnel avec l’objectif de débusquer du fichier  de solde des agents publics fictifs. En juillet 2018, cette opération a permis de repérer environ 44 000 fonctionnaires imaginaires ou décédés et dont les salaires étaient perçus par des tiers

Lire la suite

Actualité

Retour à l’envoyeur. L’Indonésie réexpédie ses déchets à la France

Publié

le

Une méthode pour le moins radicale. L’Indonésie refuse dorénavant d’être la décharge des pays développés.

En effet, le pays asiatique a réexpédié, mardi, vers la France et Hong Kong sept conteneurs de déchets ménagers, de plastiques et de matériaux dangereux illégalement importés en violation des règles d’importation, a annoncé Susila Brata, responsable des douanes de l’île de Batam à l’AFP.

Cette opération de grand envergure s’inscrit dans un tableau plus général. De nombreux pays du continents ne veulent plus être les poubelles du monde depuis que la Chine a cessé l’an dernier l’importation des déchets plastiques du monde entier. Le pays a ainsi obligé les pays riches développés à trouver de nouvelles destinations pour leurs déchets . Depuis, d’énormes quantités de déchets ont été renvoyés de partout ailleurs du continent vers l’Amérique, l’Europe et l’Océanie.

Lire la suite

Populaires