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International

Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa nouveau président de l’ANC

Le verdict des Urnes est tombé ce lundi 18 décembre 2017 et place le vice-président du congrès national africain vainqueur de l’élection qui l’opposait à l’ex-épouse du président sortant Nkosazana Dlamini zuma.

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Le verdict des Urnes est tombé ce lundi 18 décembre 2017 et place le vice-président du congrès national africain vainqueur de l’élection qui l’opposait à l’ex-épouse du président sortant Nkosazana Dlamini zuma.

Cyril Ramaphosa a devancé son adversaire de 179 voix et devient le nouveau président du parti au pouvoir en Afrique du Sud.

Un nouvel homme à la tête de l’ANC

Le congrès national africain voulait du sang neuf à la tête de son parti politique  voilà que c’est fait. Sans surprise l’homme d’affaire de 65 ans a battu Nkosazana Dlamini Zuma  l’ex épouse du président sortant au terme d’un scrutin très serré et d’une longue journée d’attente.

Cyril Ramaphosa remplace Jacob Zuma accusé de corruption et devient le numéro un de l’ANC. Il voit le jour en 1952 à Soweto, dans un township, il est issu d’une famille démunie mais ses parents se battent pour qu’il fasse des études jusqu’à l’obtention de son baccalauréat et l’inscrive dans une université. C’est ainsi qu’il se fraye un chemin pour entrer dans la politique en devenant activiste.

Il est élu député en 1994 après qu’il ait claqué la porte du secrétariat du syndicat national des  mineurs. Il intègre le congrès national africain comme Secrétaire général  puis le quitte lorsqu’il perd les élections pour la présidence face à Thabo Meki.  Il revient en 2012 lorsqu’il est élu vice-président du parti de la République en 2014. C’est un objectif atteint pour l’ancien habitant de banlieue mais aussi un vibrant hommage à Nelson Mandela qui a toujours cru en lui. Vingt ans après son retrait il  devient président du congrès national africain et peut-être le prochain chef de l’état sud-africain en 2019 en cas de victoire de l’ANC aux élections générales.

Activiste dans l’âme

Il acquiert sa notoriété en tant qu’activiste chevronné. Plusieurs fois emprisonné, il a formé le Syndicat national des mineurs (NUM) en 1982 et en avait fait une force de premier plan contre l’apartheid, avec 300 000 encartés en 1992. Cyril est un jeune homme de 20 ans lorsqu’il se lance dans la politique, il est inscrit à la faculté de droit à l’université de Turfloop à Limpopo dans le Nord du pays. Son combat contre l’Apartheid fera de lui une figure emblématique sud-africaine, Ramaphosa ne s’arrêtera pas là il ira jusqu’à devenir le premier secrétaire du syndicat national des mineurs. En 1987, il lance la plus grande grève de l’histoire sud-africaine et parvient à faire trembler le pouvoir blanc. Il se forge une réputation de négociateur hors pair qui ne l’a toujours pas quitté.

Le business man

En 1997 il décide de se retirer du paysage politique lorsqu’il est battu aux élections du parti par l’ancien président sud-africain Thabo Meki. Ramaphosa se lance dans le monde des affaires. Juriste de formation, il a siégé dans le conseil de plusieurs administrations sud-africaine avant de créer en 2001 sa propre boite dénommée Shanduka dont le chiffre d’affaire s’élève à plus 900 millions de dollars soit plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Il est par la même occasion membre du conseil international de Coca Cola et d’Unilever Afrique. L’hebdomadaire sud-africain Sunday times l’a classé comme la deuxième fortune du pays il y’a plusieurs années aujourd’hui sa fortune personnelle s’élève à plus de 500 millions de dollars. Cyril Ramaphosa est un homme d’affaire mais aussi un philanthrope, il est perçu plus comme un bienfaiteur qu’un homme d’affaire dans son ancien quartier  Soweto où il fait rénover des écoles et a construit des centres hospitaliers.

 

 

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International

Cote d’Ivoire : Simone Gbagbo recouvre la liberté

L’ancienne première dame de côte d’Ivoire Simone Gbagbo a été libérée le mercredi 8 Août 2018 après avoir été amnistiée par le président ivoirien Alassane Ouattara. Après sept ans de détention, Simone Gbagbo âgée de 69 ans a quitté l’école de gendarmerie ou elle était détenue depuis sept ans.

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L’ancienne première dame de côte d’Ivoire Simone Gbagbo a été libérée le mercredi 8 Août 2018 après avoir été amnistiée par le président ivoirien Alassane Ouattara. Après sept ans de détention, Simone Gbagbo âgée de 69 ans a quitté l’école de gendarmerie ou elle était détenue depuis sept ans

L’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a été libérée le mercredi 8 août 2018, après avoir été amnistiée par le président ivoirien Alassane Ouattara. Elle avait été condamnée à 20 ans de prison pour atteinte à la sureté de l’Etat. Simone Gbagbo a quitté l’école de gendarmerie où elle était détenue depuis sept ans selon son avocat Blédé Dohoré. La dame de fer ivoirienne comme on la surnomme a regagner sa résidence du quartier de Cocody à Abidjan, où l’attendent un millier de sympathisants. Au son des tambours et des chansons, une foule bariolée a acclamé Simone Gbagbo.

Sa mise en liberté avait été ordonnée un peu plus tôt par le procureur de la République d’Abidjan. L’amnistie de 800 personnes, dont Simone Gbagbo et plusieurs figures de l’ancien régime du président Laurent Gbagbo, a été annoncée deux jours avant la libération de Simone Gbagbo par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, la veille de la fête national en côte d’Ivoire. Elle a unanimement été saluée par la classe politique ivoirienne qui évoque un geste fort en faveur de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

Simone Gbagbo avait été arrêtée en avril 2011 et condamnée en 2015 à vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Libre en Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo reste poursuivie par la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré contre elle un mandat d’arrêt en février 2012. Son mari Laurent Gbagbo est quant à lui à la Haye depuis 2011où il est  jugé pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Le président Ouattara a affirmé en 2016, qu’il « n’enverrait plus d’Ivoiriens » à la CPI estimant, que son pays avait désormais une « justice opérationnelle ».

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Mali : Ibrahim Boubacar Keita choisi pour briguer la magistrature suprême

Une coalition de 70 partis politiques malien a désigné l’actuel chef de l’état comme étant son candidat à la présidentielle de juillet 2018. L’annonce a été faite le samedi 06 mai lors d’un meeting qui a eu lieu à Bamako.

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Une coalition de 70 partis politiques malien a désigné l’actuel chef de l’état comme étant son  candidat à la présidentielle de juillet 2018. L’annonce a été faite le samedi 06 mai lors d’un meeting qui a eu lieu à Bamako.

Ibrahim Boubacar Keita a été porté à la tête du pays en  2013 et ce pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. D’après BBC Afrique, l’homme politique serait disponible à se présenter à un scrutin mais n’a pas encore décidé si ce sera sous la bannière de cette coalition.  Plus de 15 personnes ont déclaré  leur intention de briguer le fauteuil présidentiel notamment Moussa Mara l’ancien premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keita et Cheick Harouna Sankare président du mouvement pour l’union des maliens.

Ibrahim Boubacar Keita a été premier ministre sous le règne d’Oumar Konaré  et président de l’assemblée nationale entre 2002- 2007. L’union Européenne a récemment  posé des conditions pour pouvoir envoyé une mission d’observation au Mali à l’occasion de la présidentielle de juillet 2018. Ledit rapport portait entre autres sur le plan de ramassage des enveloppes destinées à la cour constitutionnelle devrait être public, supervisé et garanti par l’administration afin d’éviter la non prise en compte des voix valablement exprimés dans les résultats proclamés.

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Affaire Vincent Bolloré : Alpha Condé brise le silence

Le président guinéen Alpha Condé compte déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse dans le cadre de l’affaire Vincent Bolloré.

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Le président guinéen Alpha Condé compte déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse dans le cadre de l’affaire Vincent Bolloré.

Accusé d’avoir favorisé le milliardaire breton dans l’obtention de la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, le chef de l’état a tenu à s’exprimer sur la question. Alpha Condé était face aux hommes et femmes de medias à l’occasion de la journée internationale de la liberté. Pendant cette échange, président guinéen a fustigé le manque de professionnalisme des journalistes sur cette affaire.

 «Aucun de vous n’a cherché ici à savoir quelle est la vérité. Je vais porter plainte en France pour dénonciation calomnieuse. J’ai décidé de porter plainte, mais vous qu’est-ce que vous faites ? Vous continuez à casser l’image du pays »  a-t-il lâché face aux journalistes.

Alpha Condé avait résilié le contrat attribué à Getma, filiale du groupe Necotrans pour une durée de 25 ans pour le confier au groupe Bolloré. Il y a quelques jours le ministre guinéen de la justice Cheick Sako avait affirmé que Conakry allait collaborer à l’enquête française.

L’homme d’affaire français est accusé de corruption d’agent public étranger, faux et usage faux dans le cadre des conditions d’obtention de la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry. Il est gardé à vue depuis le mardi 24  avril 2018 dans les locaux de la police anti-corruption de Nanterre en France.

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